Donald Trump relance la guerre commerciale. Le président américain a affirmé ce dimanche 15 mars disposer du «droit absolu» de réinstaurer des droits de douane, après que ses surtaxes précédemment imposées ont été annulées par la Cour suprême. Sur son réseau Truth Social, il a déclaré : «J’ai le droit absolu d’imposer des DROITS DE DOUANE sous une autre forme, et j’ai déjà commencé à le faire», faisant référence aux enquêtes commerciales récemment lancées par son administration, alors qu’il avait rétabli par décret des droits de douane de 10%.

Jeudi dernier, les Etats-Unis ont ouvert une nouvelle série d’enquêtes commerciales pour vérifier de possibles manquements à la lutte contre le travail forcé, susceptibles de justifier l’instauration de nouveaux droits de douane sur 60 pays, dont ceux de l’Union européenne (UE), de la Chine et du Japon, rapporte Le Parisien. Cette initiative intervient alors que Washington cherche en parallèle le soutien de ces mêmes pays dans le conflit au Moyen-Orient, notamment pour sécuriser le détroit d’Ormuz et faciliter le commerce du pétrole.

La Chine dénonce le protectionnisme américain

Les propos de Donald Trump font suite aux pressions de Pékin, qui a exhorté les Etats-Unis à «corriger immédiatement (leurs) agissements erronés» en matière commerciale, alors qu’un nouveau round de négociations a été entamé entre les deux premières économies mondiales. Le ministère chinois du Commerce a qualifié ces enquêtes de «totalement unilatéral, arbitraire et discriminatoire, elles constituent un acte typique de protectionnisme».

Ce week-end, de hauts responsables américains et chinois se sont rencontrés à Paris afin de tenter de résoudre les différends commerciaux qui avaient provoqué en 2025 une bataille acharnée, avant une trêve conclue en octobre.

Pour rappel, la Cour suprême des Etats-Unis a annulé, le 20 février, l’ensemble des droits de douane imposés par Donald Trump. Celui-ci a immédiatement réagi en les rétablissant par décret à hauteur de 10%. Lundi, il a de nouveau dénoncé cette décision : «La Cour connaissait ma position, savait à quel point je tenais à cette victoire pour notre pays, et a pourtant décidé de céder, potentiellement, des milliers de milliards de dollars à des pays et à des entreprises qui profitent des Etats-Unis depuis des décennies».