Il n’y a pas de quoi pousser un cocorico à la lecture du dernier rapport du Forum économique mondial sur les inégalités entre les femmes et les hommes, publié en juin 2024. Dans ce palmarès dominé par le trio Islande-Finlande-Norvège, la France ne se classe qu’au 22e rang, derrière l’Allemagne, l’Irlande, l’Espagne, la Belgique, la Grande-Bretagne, le Danemark et le Portugal. Une performance très moyenne, donc, à l’échelle de l’Europe, imputable aux piètres résultats de notre pays en matière de participation des femmes au marché du travail et des opportunités économiques qui leur sont offertes. Dans ce domaine, l’Hexagone n’occupe que… la 48e place.

«Alors que l’Europe du Nord s’impose comme un modèle de parité, la France, elle, reste exemplaire en matière de législation, mais accuse du retard dans les pratiques, souligne Juliette Bachschmidt, chargée de recherches à la Fondation Robert Schuman. Ainsi, pour le congé paternité, court (vingt-huit jours depuis 2021), et le congé parental, mal indemnisé.» L’exemplarité n’est pourtant pas toujours nordique: depuis quatre ans, les pères espagnols bénéficient d’un congé de seize semaines après la naissance de leur enfant, soit autant que leurs partenaires.

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