
Il veut revivre une seconde jeunesse. Bryan Johnson, un Américain multimillionnaire, a décidé d’investir sa fortune dans le but d’avoir 18 ans à nouveau. Il dépense ainsi abondamment en cures, produits et recherches pour atteindre son objectif. Avec un régime très strict composé uniquement de bols de légumes, puddings aux fruits et noix, cette routine peut parfois impacter son moral. «Le moment le plus triste de ma journée, c’est la dernière bouchée», assure-t-il, dans le documentaire Netflix «Don’t Die: The Man Who Wants To Live Forever», relayé par Le Big Data.
Bryan Johnson a également expérimenté la rapamycine, un médicament anticancéreux qui aurait des effets anti-âge. Un traitement pris pendant plusieurs années. Or, après avoir effectué de nombreuses recherches, il s’est rendu compte qu’il était à l’origine d’effets secondaires préoccupants comme des infections cutanées, une glycémie élevée et une augmentation du rythme cardiaque. «Nous avons suspecté ce médicament d’aggraver les signes du vieillissement», reconnaît-il. C’est pourquoi Bryan Johnson a pris la décision d’abandonner la rapamycine et compte définitivement cesser ce traitement.
Une quête de jeunesse éternelle à n’importe quel prix
Dans le même temps, Bryan Johnson continue de procéder à des méthodes inhabituelles pour tenter de retrouver son plus bel âge. Il pratique ainsi des transfusions sanguines en utilisant le sang de son fils, ou utilise du Botox. Malgré les critiques, il ne remet pas en question sa stratégie, affirmant ressentir une sensation de liberté : «J’ai trouvé un immense soulagement en élevant mon corps et en apaisant mon esprit».
Si ces traitements lui imposent de mettre régulièrement la main à la poche, son régime alimentaire et les risques médicaux qu’il encourt posent également la question de l’équilibre entre longévité et qualité de vie. Ses sacrifices semblent alors peser sur son quotidien et montrent le prix émotionnel de ces pratiques. C’est pourquoi il est important de se demander si la recherche de la perfection doit primer sur le bonheur. Une vie plus longue vaut-elle le coup face à un renoncement de tous les instants ?

















