
Les déclarations de la porte-parole du gouvernement étaient mal passées auprès des taxis. Vendredi 23 mai, Sophie Primas avait laissé entendre que le gouvernement n’allait «pas faire machine arrière» sur la réforme de la tarification du transport des patients par les taxis, qui doit entrer en vigueur le 1er octobre. Toutefois, les représentants du secteur étaient attendus pour une réunion avec François Bayrou samedi, le Premier ministre annonçant à la sortie de cet échange des mesures claires, avec l’intention de «retravailler le détail» de la convention «dès mardi» et surtout «le détail des décisions, des mesures et orientations qu’il faut prendre».
De quoi satisfaire les taxis et apaiser la colère. Toutefois, des perturbations sont tout de même à prévoir ce lundi 26 mai. Les chauffeurs de taxi veulent maintenir la pression jusqu’au réexamen de cette réforme, indique TF1. Les taxis étaient en effet appelés à rejoindre les aéroports parisiens ce lundi dès 6h du matin, ce qui pourrait rendre compliqué leur accès. Idem dans les Bouches-du-Rhône où «des perturbations sont attendues dès 7h30» autour de la gare Saint-Charles et de l'aéroport Marseille-Provence, mais également sur l'avenue du Prado et la place Castellane, indiquent nos confrères.
Roland-Garros touché ?
Dimanche, la présidente de la Fédération nationale du taxi, Emmanuelle Cordier, avait laissé entendre sur RMC que le mouvement se poursuivrait sans doute : «Je ne peux pas dire que ce n’est plus d’actualité, car nos collègues ont majoritairement voté le maintien de tous ces points.» Pour elle, le secteur a déjà été «tellement trahi par les anciens gouvernements que la confiance est quasi impossible». Faut-il prévoir d’autres perturbations ? La menace plane sur Roland-Garros qui vient de débuter porte d’Auteuil ce dimanche.
«C’est du 50-50 sur ce sujet, il est vraiment impératif de se poser. On a encore la journée d’aujourd’hui pour voir un peu comment on pourrait sortir de cette issue», expliquait dimanche sur Franceinfo, le président de l’Union nationale des taxis (UNT), Omar Asebbane. Selon TF1, des perturbations sont aussi à prévoir en Moselle à Metz et Thionville, ou encore sur l’A31 avec une opération escargot. Des manifestants pourraient également converger vers la gare d’Aix-en-Provence.
A la base du mouvement, certains se sont montrés déçus par les négociations de samedi avec le Premier ministre. Interrogé par Le Parisien, un taxi parisien se dit prêt à rester boulevard Raspail et rappelle le mot d’ordre des plus revendicatifs : «C’est tout ou rien et on n’a rien.» Le mouvement a déjà commencé depuis une semaine.



















