
L’État-Major de la marine russe a confirmé auprès du média russe Krasnaïa Zvezda le remplacement cette prochaine décennie des sous-marins nucléaires d’attaque actuels. Ils seront remplacés par une classe unique, la classe Yasen, ou «Iassen» selon la dénomination de l’Otan.
Le premier exemplaire de cette classe, le Severodvinsk, a été lancé en 2010. Elle va donc succéder aux sous-marins de la classe Akula, Sierra et Oscar II, dont la conception remonte à l’époque soviétique ! Cinq navires de la classe Iassen ont, par ailleurs, déjà été mis à l’eau, rapporte Ouest France.
Une frappe d’une portée de 1 500 kilomètres
La flotte russe se modernise ainsi avec des sous-marins polyvalents de 13 800 tonnes, capables de lancer des missiles Kalibr, Oniks et Tsirkon ainsi que des torpilles à plus de 1 500 km. «Ils peuvent opérer furtivement durant de longues périodes dans pratiquement toutes les zones océaniques» a notamment déclaré l’amiral Aleksandr Moïseïev.
L’objectif est d’arriver à une flotte finale de 10 à 12 sous-marins Yasen, dotés de caractéristiques notables, mesurant plus de 130 mètres de long. Ils sont également équipés d’un réacteur dont la puissance thermique est estimée à 200 MW, avec une endurance de réacteur d’environ 25 à 30 ans sans rechargement. Seule ombre au tableau, en raison de la guerre menée en Ukraine, le programme de construction russe a subi des retards importants.



















