«Nous ne laisserons rien passer». Dans un message publié sur son compte X ce jeudi 22 janvier, Emmanuel Macron affiche sa fermeté. Le président de la République annonce que «la Marine nationale a arraisonné ce matin un navire pétrolier en provenance de Russie, sous sanctions internationales et suspecté d'arborer un faux pavillon». Il précise que «cette intervention a été effectuée en haute mer, en Méditerranée, avec le concours de plusieurs de nos alliés» et «dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer».

Une enquête judiciaire a été ouverte et le navire a été dérouté. «Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions», assure le chef de l’Etat, dénonçant «les activités de la flotte fantôme» qui «contribuent au financement de la guerre d'agression contre l’Ukraine». Le préfet maritime de Méditerranée a donné plus de détails dans un communiqué sur cette «action menée en coopération avec nos alliés dont le Royaume-Uni», qui s’est déroulée «en haute mer» entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, à bord du «pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk», port arctique de la mer de Barents, rapporte l’AFP.

Faux pavillon confirmé, le navire signalé au procureur

Cette opération «visait à vérifier la nationalité (du) navire», dont «l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré», ce qui a donné lieu à «un signalement au procureur de Marseille», poursuit la préfecture maritime, précisant que le navire «est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications».

Le pétrolier Grinch figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de «Carl» sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis, indique l’AFP. Selon le site marinetraffic, spécialisé dans le suivi des navires, il se dirigeait vers l’est, entre Almeria (Espagne) et Oran (Algérie), au moment de son arraisonnement, en arborant le pavillon des Comores.