C'est toujours un temps fort du défilé du 14-Juillet à Paris : la parade des engins militaires, qui permettra notamment au Centaure de faire sa grande apparition publique. Mais pour admirer l'autre star du jour, il faudra lever la tête : le Puma, fameux hélicoptère qui a fait les belles heures de l'Armée française depuis son tout premier envol à la fin des années 1960, sera lui aussi à la fête... pour la dernière fois. Après un demi-siècle de bons et loyaux services, il va en effet prendre sa retraite après ce baroud d'honneur.

Comme le rappelle TF1, c'est pour les armées française et britannique que le Puma était entré en service en 1969. D'une capacité de 18 personnes et capable d'atteindre une vitesse de 300 km/h, cet hélicoptère était essentiellement mis à contribution pour des missions de secourisme. Il a également été utilisé dans le cadre de l'opération de lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane. En 1987, le Puma a laissé progressivement place à son petit frère, sa version perfectionnée, baptisée Super Puma. Depuis, les Caïman et les Caracal ont pris la relève.

«Le reflet d'une époque», témoigne un pilote

Auprès de TF1, le capitaine Maxime, pilote du 3e régiment d'hélicoptère de combat (ALAT), témoigne : «C'est vraiment le reflet d'une époque et de plusieurs générations qui ont pu voler avec et nous servir». Et alors que les Puma s'apprêtent à effectuer leur vol d'adieu, l'un des pilotes aux manettes, le colonel Stéphane Ricciardi, affûte sa partition : «Chaque appareil à sa place, sait où il doit se placer par rapport aux autres, respecter le timing qui lui est donné. C'est comme ça que ça se prépare». Un véritable chapitre va se refermer lundi dans le ciel parisien, où le Puma rugira pour la dernière fois.