
Le dimanche 1er juin marque une date historique dans le conflit ukrainien. L'Ukraine a lancé l'opération « Toile d'araignée », une attaque de drones d'envergure inédite qui a frappé quatre aérodromes militaires russes, certains situés à plus de 4.000 kilomètres du front, selon La Dépêche. Cette offensive, saluée comme « absolument brillante » par Volodymyr Zelensky, représente l'un des plus sévères revers subis par l'armée russe depuis le début du conflit.
Les premières évaluations chiffrent les pertes à près de deux milliards d'euros. Parmi les appareils touchés figurent plusieurs bombardiers stratégiques Tu-95 et Tu-22, mais c'est la destruction probable de deux avions de surveillance A-50 qui constitue le coup le plus dur pour Moscou. Ces engins Iliouchine A-50, surnommés « Mainstay » par l'OTAN, sont qualifiés de « prise majeure » par le Telegraph.
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Des appareils stratégiques irremplaçables
Conçus à la fin de l'ère soviétique, ces avions espions représentent aujourd'hui 300 millions d'euros l'unité selon l'Institut international d'études stratégiques. Plus problématique encore : Moscou n'en disposerait que de sept exemplaires en état de vol. La perte de deux appareils réduit donc drastiquement les capacités de surveillance russe.
Le rôle de l'A-50 s'avère crucial dans le conflit actuel. Cet appareil coordonne les opérations aériennes, détecte les menaces à longue distance grâce à son radar « Shmel » capable de porter jusqu'à 400 kilomètres, et guide les chasseurs et bombardiers sur le front ukrainien. Selon David Axe, correspondant de guerre pour Forbes, cité par La Dépêche, la couverture idéale du front nécessiterait neuf appareils en rotation continue : trois en vol, trois à la base et trois en cours de rotation.
L'opération ukrainienne révèle également une sophistication tactique remarquable. Préparée pendant plus d'un an et demi, elle a permis d'introduire discrètement des drones en territoire russe, dissimulés dans des conteneurs puis activés à distance. Les images satellites confirment la présence d'appareils en flammes sur les bases d'Ivanovo et de Belaïa, tandis que des vidéos montrent deux A-50 visiblement touchés.
Cette attaque illustre parfaitement l'évolution du conflit, où des drones bon marché parviennent à neutraliser des équipements militaires de haute technologie valant plusieurs centaines de millions d'euros, mettant Moscou sous une pression stratégique considérable.
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