On pensait que Donald Trump avait consenti à épargner les produits high-tech chinois. Mais pas du tout. Comme l'indique Ouest-France ce lundi 14 avril, alors qu’une «exemption» de l’application des surtaxes douanières de 145% était annoncée sur les ordinateurs et smartphones chinois importés aux Etats-Unis, nouveau revirement : deux jours plus tard, le président américain a indiqué, sur son réseau Truth Social, rectifier le tir : ces produits seront bien taxés, mais au taux plancher de 20%.

Cette décision, précise-t-il, est temporaire, dans l’attente de taxes sectorielles spécifiques. Vendredi, ce n'est pas par souci d'apaisement que cette exemption avait été annoncée, mais pour rassurer plusieurs entreprises américaines, au premier rang desquelles Apple. Ces dernières avaient en effet appelé Donald Trump à calmer ses offensives douanières concernant leur propre secteur. Il faut dire que leur production provient en grande partie de Chine.

«PERSONNE n'est tiré d'affaire, surtout pas la Chine» lance Donald Trump

Surtaxe n'est pas taxe, semble ainsi prévenir Washington. Ces produits seront donc soumis aux droits de douane de 20 % que Trump avait initialement imposés aux produits chinois au début de la guerre commerciale. Le président américain reprochait alors à Pékin de ne pas coopérer dans la lutte contre le trafic de fentanyl. Cette taxe de 20% étant temporaire, tout pousse à penser que des droits de douane distincts sur ces produits seront prochainement fixés. Vraisemblablement dans un mois, en même temps qu'une annonce sur les droits imposés aux semi-conducteurs et au secteur pharmaceutique.

Dimanche, Donald Trump a prévenu, toujours sur Truth Social : «PERSONNE n’est tiré d’affaire (…), surtout pas la Chine qui, de loin, nous traite le plus mal». Une menace proférée alors que Pékin venait de proposer à Washington une annulation totale des droits réciproques. Pour l'heure, dans l'escalade douanière à laquelle se livrent les deux pays, le curseur est arrêté sur 145% côté Etats-Unis (sur les produits chinois importés) et 125% côté chinois (sur les produits américains).