
Nouvelle saillie de Donald Trump. Le président américain nous a habitués à ses sorties franches et offensives. Il a réitéré, vendredi 16 janvier. Le dirigeant du monde libre a mis en garde les pays qui s’opposeraient à l’annexion du Groenland, rapporte CNN. «Je pourrais imposer des droits de douane aux pays qui ne coopèrent pas avec le Groenland, car nous avons besoin du Groenland pour notre sécurité nationale. Je pourrais donc le faire», a-t-il assuré, face caméra, à l’occasion d’un événement consacré à la santé à la Maison Blanche.
D’après Donald Trump, ce territoire serait convoité par la Chine et la Russie. Il veut les devancer afin que les États-Unis ne perdent pas cet endroit stratégique pour leur défense. Une vision que ne partagent pas tous les Américains et leurs représentants. Une délégation d’élus de tous bords s’est ainsi rendue au Danemark afin d’assurer au pays européen que la position du président américain n’était pas unanime aux États-Unis.
Une délégation européenne au Groenland
La pression se fait toujours plus forte ces derniers jours sur le Groenland. Ce territoire danois autonome a reçu le soutien de plusieurs pays européens. C’est en ce sens que, jeudi 15 janvier, Emmanuel Macron a fait une grande annonce. «À la demande du Danemark, j’ai décidé que la France participera aux exercices conjoints organisés par le Danemark au Groenland, l’Opération Endurance Arctique», a indiqué le président de la République.
De son côté, Roland Lescure a averti les États-Unis. Le ministre des Affaires étrangères les met en garde contre tout franchissement d’une ligne rouge. Si des droits de douane étaient appliqués pour sanctionner le soutien de la France au Danemark et au Groenland, «ce serait un tout nouveau contexte, et nous devrions nous adapter en conséquence», prévient-il.


















