Le gouvernement britannique a promis d'investir 14,2 milliards de livres dans le projet Sizewell C de réacteurs nucléaires EPR. Cette somme vient s'ajouter aux milliards déjà apportés à ce projet par l'exécutif britannique --qui n'a pas précisé de montant à l'AFP. Avec cette initiative, Londres affirme vouloir ouvrir un «âge d'or du nucléaire pour renforcer la sécurité énergétique du pays». Le communiqué de Londres précise aussi n'avoir pas pas encore pris sa «décision finale d'investissement», a priori attendue début juillet à l'occasion d'un sommet entre Paris et Londres, selon la presse britannique.

«La décision du gouvernement d’aller de l’avant avec Sizewell C est une excellente nouvelle pour la Grande-Bretagne, sa sécurité énergétique et sa croissance économique», a réagi Simone Rossi, directrice générale d'EDF Energy. Cet engagement, pour lequel aucune échéance n'est précisée, fait partie des annonces budgétaires de la ministre des Finances Rachel Reeves, qui doit détailler mercredi ses priorités de dépenses et d'investissements pour les années qui viennent, défense et santé en tête.

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Une centrale fonctionnelle à partir de 2035

La centrale Sizewell C, qui doit être constituée de deux réacteurs EPR, chacun d'une puissance de 1,6 gigawatt, pourrait coûter au total 20 à 30 milliards de livres (24 à 36 milliards d'euros), voire davantage selon des estimations contestées par le gouvernement. Elle ne devrait pas commencer sa production d'électricité avant 2035. L'exécutif avait annoncé en novembre 2022 prendre une part directe de 50%, en parallèle de la sortie du chinois CGN, initialement partenaire. Le gouvernement britannique est désormais actionnaire majoritaire de Sizewell C, avait indiqué EDF en janvier.

Doté d'une flotte de centrales nucléaires vieillissantes gérée par l'énergéticien français, le Royaume-Uni a remis l'accent sur le développement de cette énergie depuis le début de la guerre en Ukraine au nom de sa sécurité énergétique. Le gouvernement travailliste, qui a pris la suite des conservateurs en juillet, s'inscrit dans la même ligne et dit vouloir mettre en oeuvre «le plus grand programme de construction nucléaire depuis une génération».

Il annonce aussi mardi dans son communiqué «un investissement record dans la recherche et le développement» sur la fusion nucléaire de «plus de 2,5 milliards de livres sur 5 ans».

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