La France est confrontée à une vague de chaleur importante. Ce mercredi 27 mai, treize départements font l’objet d’une vigilance orange pour canicule. Interrogé par franceinfo sur une fermeture généralisée des établissements scolaires, le ministre de l’Education nationale a affirmé que «pour l'instant, ce n'est pas prévu». Toutefois, des fermetures ponctuelles peuvent être décidées localement, a indiqué Édouard Geffray.

«Quand la situation devient trop chaude, la collectivité locale, le préfet et l'Éducation nationale peuvent décider de fermer une école. On sait le faire si c'est nécessaire», a-t-il assuré, soulignant que «l'école a malheureusement l'habitude d'accueillir des enfants par fortes chaleurs». Même son de cloche pour les épreuves du baccalauréat professionnel prévues cette semaine, ainsi que celles du bac général en juin : «Cela a déjà pu arriver dans le passé, pour l'instant ce n'est pas prévu», a répondu le ministre.

Les conditions à respecter pour retirer ses enfants

Inquiets des conditions dans les classes, les parents peuvent-ils retirer d’eux-mêmes leurs enfants des écoles ? Dans l’état actuel de la situation, cela reste interdit. Les seuls cas où c’est possible sont si la vigilance passe au rouge ou si le préfet/maire prend une décision officielle de fermeture. En effet, les fortes chaleurs ne font pas partie de la liste des motifs légitimes d'absence prévus par le Code de l'éducation. Les familles risquent une amende jusqu’à 750 euros en cas d’absences répétées et non justifiées de leurs enfants âgés de 3 à 16 ans soumis à l'obligation scolaire.

Pour les enseignants, aucune température n’entraîne un arrêt automatique de travail. Si ces derniers estiment que les conditions de travail peuvent entraîner un danger pour leur santé, ils peuvent se retirer, tout en informant leur hiérarchie avant de cesser leur activité. Pourtant, selon les syndicats, 20 à 30% des établissements scolaires ne sont «absolument pas adaptés» aux fortes chaleurs. De son côté, Édouard Geffray a rappelé qu'un plan de 2 milliards d’euros a été lancé, il y a trois ans, pour les collectivités locales. Actuellement, «6 200 implantations scolaires», sur 60 000 établissements, sont en cours de rénovation pour permettre notamment des économies d'énergie.