
Les arnaqueurs s’attaquent aux personnes les plus vulnérables. Personnes âgées, seules ou sans connaissances du numérique sont généralement les cibles privilégiées. Une nouvelle arnaque fait rage en Belgique, et ça donne froid dans le dos. Les cybercriminels s’en prennent, en effet, aux familles endeuillées. Selon l’agence de presse Belga, des messages de condoléances sont postés sur les sites de pompes funèbres pour créer un lien de confiance, puis soutirer des informations personnelles et même de l’argent. Cette arnaque pourrait aussi bientôt arriver en France.
Le mode opératoire : les arnaqueurs se font passer pour un notaire, un avocat ou un assureur. «Chère Madame, nous avons été informés du décès et souhaitons vous informer de l'existence d'une assurance-vie au nom du défunt». Un premier message qui donne ensuite lieu à des échanges. Il est demandé aux victimes de transmettre un certificat de décès et parfois même des informations bancaires. Celles-ci sont très utiles pour les malfaiteurs qui sont de plus en plus nombreux. Comme l’a confié l’entreprise de service funéraire Dela à TF1 info, 130 signalements ont été effectués parmi les 45 000 messages de condoléances publiés ces trois derniers mois sur sa plateforme en ligne. Une plainte a été déposée.
Comment se protéger ?
Une victime aurait même versé de l’argent aux arnaqueurs qui ont prétexté des frais administratifs ou un versement. Il faut donc toujours être vigilant, même dans cette situation personnelle extrêmement difficile. Pour se protéger de ce type d’arnaque, ou protéger ses proches, il faut savoir qu’un notaire, un avocat ou un assureur ne vous contactera jamais via les plateformes de condoléances. Si une personne tente cette manœuvre, il faut simplement l’ignorer ou faire un signalement sur signal-spam.fr ou via la plateforme PHAROS. Ensuite, les arnaqueurs profiteront toujours de votre détresse et vous feront culpabiliser en vous pressant. Peu importe la situation, vous avez le temps de réfléchir et de vérifier les informations qu’on vous a données. Il ne sera pas «trop tard» en quelques minutes, comme le font croire les arnaqueurs.



















