Donald Trump a déclaré la fin des hostilités en Iran, dans une lettre adressée au Congrès américain vendredi 1er mai, consultée par Politico et l’AFP, selon Franceinfo. Dans cette lettre, le président américain écrit que les attaques sont «terminées», mais se conforme aussi à la loi qui stipule que le président américain doit obtenir l’autorisation du Congrès pour alimenter un conflit au-delà de la durée de soixante jours. Mais pour l’instant, compte tenu des revirements politiques du président américain, il n’est pas certain que le conflit soit terminé.

Pour le locataire de la Maison Blanche, le cessez-le-feu ordonné le 7 avril dernier a ensuite été prolongé, et aucun échange de tirs entre les États-Unis et l’Iran n’a eu lieu. Autant d’éléments qui induisent que le conflit est terminé selon lui. En effet, le courrier est daté du 1er mai. D’après la loi américaine adoptée en 1973, le président américain peut engager une intervention militaire limitée dans une situation d’urgence. Mais le Congrès doit donner son autorisation dans le cas où ces opérations durent plus de soixante jours. Dans le cas du conflit qui oppose les États-Unis à l’Iran, le 1er mai marque la limite de cette période. Par ailleurs, les élus démocrates ont tenté de faire adopter un texte qui prévoit de limiter les pouvoirs militaires de Trump contre l’Iran, sans succès.

Trump évite un bras de fer avec le Congrès

Du côté des Républicains, certains élus ont aussi affirmé qu’ils exigeraient de l’exécutif qu’il obtienne une autorisation du Congrès dans le cas où le conflit dépasserait les soixante jours. Mais du côté de l’exécutif, l’administration Trump semble vouloir jouer la montre. Pete Hegseth, secrétaire d’État à la Défense, a même déclaré que le compte à rebours des soixante jours était suspendu en raison du cessez-le-feu appliqué. Selon lui, Donald Trump disposait donc de davantage de temps.

Dans un premier temps, le président américain semblait ne pas prêter d’importance au feu vert du Congrès. Mais il semble avoir fait volte-face. Toutefois, pour les élus démocrates, la présence continue de forces américaines dans la région indique que les opérations militaires ne sont pas finies. D’autant que le 1er mai, Donald Trump a renouvelé ses menaces de «pulvériser» la République islamique, si la solution diplomatique échoue. Il a aussi indiqué ne pas être satisfait d’une nouvelle proposition de l’Iran pour tenter de parvenir à la paix.