
Le gouvernement avait annoncé une baisse de 5 à 10 centimes des prix des carburants à la pompe, mais on en est encore loin. En moyenne, les prix ont baissé d’un centime seulement après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le 8 avril dernier, d’après les données du gouvernement, relayées par Le Parisien. Lundi 13 avril, le litre de SP95-E10 se vend à 2,001 euros en moyenne. Le prix du litre de SP98 s’élève en moyenne à 2,098 euros. Le gazole, lui, se vend à 2,330 euros le litre en moyenne.
Après l’annonce du cessez-le-feu, les prix des barils de pétrole avaient chuté. Cette baisse était censée se répercuter sur les prix à la pompe de manière significative. Mais selon Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) interrogé par l’AFP, cette baisse ne peut se produire que «si le cours du pétrole se stabilise», autour de 92 à 95 dollars le baril. Pour l’heure, le prix du baril est encore volatil, et après être passé sous la barre des 100 dollars, il est reparti à la hausse à l'annonce de Donald Trump d'un blocus du détroit d'Ormuz.
Un effet limité par la volatilité du pétrole
En effet, après être repassé sous la barre des 100 dollars, le prix du baril de pétrole est reparti à la hausse, tout comme le cours du brut, notamment en raison des tensions persistantes et de l’échec des nouvelles discussions diplomatiques. Concrètement, l’évolution des prix à la pompe est fortement dépendante des évolutions géopolitiques.
Le gouvernement avait pourtant appelé les distributeurs de carburants à répercuter rapidement la baisse des prix au baril sur les prix à la pompe.


















