Une «victoire totale et complète» des Etats-Unis. Ce sont par ces mots que Donald Trump a décrit l’accord trouvé avec l’Iran pour un cessez-le-feu de deux semaines en échange d'une réouverture du détroit d’Ormuz. Conséquence de ce dernier : les prix du pétrole ont chuté de plus de 15 % ce mercredi 8 avril pour repasser sous la barre des 100 dollars. Vers 00h15, le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine du pétrole brut, s'établissait dans la nuit à 95,55 dollars, soit 82 euros.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s’est, quant à lui, effondré de 15,03 % à 92,85 dollars. Pour rappel, environ un cinquième du brut mondial transite habituellement par le détroit d'Ormuz, presque totalement bloqué au cours des dernières semaines. Avant cet accord trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran, le cours du West Texas Intermediate avait flambé d'environ 70 % depuis le début de la guerre le 28 février dernier.

Le prix à la pompe devrait baisser de 5 à 10 centimes par litre

«Une fois que la Maison Blanche a reculé et remplacé l'escalade imminente par un cessez-le-feu conditionnel de deux semaines, le marché du pétrole commence à retrouver un fonctionnement plus fluide et équilibré», affirme Stephen Innes, de SPI Asset Management, auprès de l’AFP. Selon Michael Brown, du courtier Pepperstone, les investisseurs «attendaient désespérément des nouvelles encourageantes depuis plusieurs semaines, et encore plus désespérément de voir des mesures concrètes prises en vue d'une désescalade».

En ce qui concerne une éventuelle baisse du prix à la pompe en France, l'Union française des industries pétrolières pense qu’il chutera de «5 à 10 centimes [par litre] dans les prochains jours», dans le cas où le prix du baril se maintiendrait autour de 95 dollars, comme l’a déclaré son président Olivier Gantois, ce mercredi 8 avril, sur Franceinfo.