
Donald Trump tacle la France. Lors d’une conférence de presse ce lundi 16 mars, le président américain est revenu sur sa conversation avec Emmanuel Macron au sujet de la sécurisation du détroit d’Ormuz. «Je lui ai parlé. Sur une échelle de 0 à 10, je dirais qu’il a été à 8. Ce n’est pas parfait, mais c’est la France. Nous n’attendons pas la perfection», a-t-il déclaré, rapporte BFM Business. Le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial de l’énergie, est partiellement bloqué depuis 17 jours par les frappes iraniennes, en représailles aux attaques de la coalition américano-israélienne.
Cette perturbation touche directement les marchés internationaux et fait grimper le prix du carburant, notamment pour les automobilistes américains. Donald Trump exhorte donc ses alliés et même la Chine à sécuriser le passage des hydrocarbures dans cette zone clé. Selon lui, la France semble disposée à contribuer. «Je pense (qu’Emmanuel Macron) va aider», a-t-il indiqué, tout en précisant ne pas exercer de pression agressive. «Nous sommes la nation la plus forte du monde, nous avons de loin l’armée la plus forte du monde, nous n’avons pas besoin d’eux», a-t-il souligné.
Un test de loyauté pour les alliés
Interrogé sur l’intérêt de solliciter l’aide de ses partenaires, l’ancien président américain a expliqué qu’il s’agissait avant tout d’un test de loyauté. «Je ne l'ai pas fait parce que nous en avions besoin mais parce que je veux savoir comment ils réagissent parce que je lis depuis des années que si jamais nous en avions besoin, ils ne seraient pas là, pas tous, mais ils ne seraient pas là», a-t-il expliqué.
Donald Trump a également exprimé sa déception initiale envers le Royaume-Uni, qui avait hésité à envoyer des navires malgré les liens historiques et les contributions américaines à l’OTAN. Il a cependant assuré pouvoir désormais compter sur son «plus ancien allié».



















