Une première apparition qui se solde par un revers. Le nouveau drone de combat russe Geran-4 a été intercepté par les forces ukrainiennes lors de sa première utilisation confirmée sur le terrain, marquant un coup d’arrêt pour cet appareil présenté comme plus performant, rapporte Le Parisien ce mardi 5 mai. Selon des images diffusées par la société ukrainienne Wild Hornets, spécialisée dans les systèmes d’interception, l’appareil a été neutralisé par un drone intercepteur Sting, utilisé par une unité de défense antiaérienne ukrainienne. L’opération a été menée par le 1 020e régiment de missiles antiaériens, précisent nos confrères.

D’après Serhii Beskrestnov, conseiller du ministère ukrainien de la Défense et expert en guerre électronique, l’interception a été réalisée à distance grâce au système de pilotage Hornet Vision CTRL. Ce dispositif permet de contrôler le drone intercepteur depuis une position sécurisée, tout en ciblant des menaces situées à plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres.

Un drone plus rapide et plus puissant

Le Geran-4 est une évolution du Geran-3, lui-même dérivé des drones iraniens de type Shahed. Cette nouvelle version conserve des dimensions similaires - environ 3,5 mètres de long pour une envergure proche de 3 mètres - mais affiche des performances nettement supérieures. Plus lourd, avec une masse au décollage pouvant atteindre 450 kg, il est équipé d’un moteur turboréacteur plus puissant, doublant la poussée de la version précédente. Résultat : une vitesse de croisière estimée entre 350 et 500 km/h, contre 280 à 330 km/h auparavant.

Il peut évoluer jusqu’à 5 000 mètres d’altitude, avec une portée pouvant atteindre 850 kilomètres et une autonomie d’environ deux heures et demie. Sa charge explosive maximale est estimée à 50 kg. Des essais de ces nouveaux drones auraient été menés fin 2025 depuis plusieurs sites en Russie, notamment dans la région d’Oryol et près de Donetsk, en vue d’une production en série. Les autorités russes envisageraient également d’adapter ces appareils à des lancements depuis des avions d’attaque Sukhoi Su-25, afin d’augmenter leur rayon d’action et leur flexibilité opérationnelle.