Après quatre ans de guerre meurtrière, mais aussi très coûteuse, l’Ukraine développe ses propres armes. Sa défense était majoritairement assurée grâce à des armes étrangères, comme les Cesar français ou les Patriot américains. Mais l’Ukraine ne manque pas d’ingéniosité pour fabriquer ses propres armes. Après des drones intercepteurs de drones, c’est un nouveau missile qui a été testé avec succès. Le FP-7.X, de la société ukrainienne de technologie de défense Fire Point, a été conçu pour servir de fondement à l’intercepteur ukrainien Freyja, rapporte Le Parisien.

«L’autre jour, nous avons effectué un test extrêmement important : un vol de manœuvre entièrement contrôlé du missile FP-7.X, qui constituera la base du futur intercepteur anti-balistique Freyja», a assuré, mercredi 3 juin, l’entreprise. Cela servira à intercepter les missiles balistiques lancés par la Russie. Des premières livraisons à l’armée ukrainienne sont attendues dès 2027. Cette initiative est importante pour l’Ukraine, qui a besoin de systèmes efficaces, mais aussi à moindre coût. En effet, elle utilise pour le moment le système américain Patriot, entre 3 et 4 millions de dollars pièce. Les missiles FP-7.X devraient coûter moins d’un million de dollars.

Une couleur rose choisi avec soin

Sur les images de Fire Point, on voit que le missile est peint en rose. Une couleur qui peut étonner dans un contexte de guerre, mais qui n’est pas choisie au hasard. Comme pour le FP-5 Flamingo (Fire Point), cette couleur permet de mieux suivre la trajectoire du missile, ainsi que de retrouver plus facilement les débris après l’impact. Cet engin devrait mesurer 7,25 mètres de long et pourrait atteindre entre 5 400 et 7 200 km/h, selon Fire Point. De quoi atteindre des cibles à moyenne portée.