Elle a travaillé toute sa vie, mis de l’argent de côté, et ne peut pas payer sa maison de retraite. C’est une situation plus que difficile que vit cette ancienne institutrice de 90 ans. Ne pouvant plus vivre seule, elle a décidé de s’installer dans un Ehpad à Balma (Haute-Garonne). Cette décision est déjà difficile à prendre, mais cette retraitée ne pourra bientôt plus payer son logement à cause de démarches administratives de la banque, rapporte La Dépêche. La nonagénaire a besoin de 3 500 euros tous les mois pour payer son Ehpad. Or, elle touche une pension de retraite de 2 000 euros. Elle comptait sur le rachat de sess assurances-vie pour les 1 500 euros restants.

Mais tout bloque du côté de la banque. Après s’être rendue en agence, malgré ses difficultés pour se déplacer, elle a signé les documents du rachat d’assurances-vie souscrites auprès de la CNP. Il ne faut généralement pas plus de quelques jours entre la signature des documents et l’apparition de l’argent sur le compte en banque, deux semaines en général. Mais cela fait maintenant quatre mois que la retraitée attend son argent. De quoi inquiéter la retraitée et ses proches.

«Je commence à desespérer»

Son fils s’est confié à nos confrères et assure commencer à «désespérer». Après des mois de batailles, «la situation financière de ma maman est dans le rouge actuellement et le risque existe de ne plus pouvoir payer son logement». Mais la CNP explique devoir respecter «les obligations réglementaires relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et au financement du terrorosme». Ces démarches allongent la durée du traitement de la demande, et il semble qu’il n’y ait rien d’autre à faire que de prendre son mal en patience. La CNP ajoute à nos confrères se réserver le droit de demander des justificatifs supplémentaires.