
Le 1er septembre, veille de rentrée scolaire et date d’entrée en vigueur de nombreux changements. Et pas seulement pour les parents. Si les nouvelles sont bonnes pour les retraités touchant une petite pension ou les foyers chauffés au gaz, elles le sont moins pour les contribuables qui vont se voir appliquer un taux de prélèvement à la source probablement plus élevé sur leur fiche de paie à compter de ce mois. Même constat pour les conducteurs de SUV qui vont payer une grosse surtaxe de stationnement à Paris. Enfin, si vous prenez l’avion en Union européenne, vous allez de nouveau devoir ouvrir leurs valises pour en sortir les flacons contenant au maximum 100 millilitres de liquide. En revanche, rien de neuf du côté des règles du chômage qui restent identiques au 1er septembre, tout comme du côté du Smic qui n’augmente pas, recul de l’inflation oblige. Capital fait le point sur tous les bouleversements qui vous touchent à cette date.
Impôt sur le revenu : un nouveau taux de prélèvement à la source sur votre fiche de paie
Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais au printemps dernier, un nouveau taux de prélèvement à la source vous a été communiqué à l’issue de votre déclaration de revenus 2024. Ce pourcentage est désormais effectif sur votre fiche de paie. Ainsi, à compter du 1er septembre, c’est ce nouveau taux transmis par le fisc à votre employeur qui sera appliqué sur votre salaire net avant impôt. A la clé potentiellement, une diminution de votre salaire après impôt pour le mois qui débute, notamment si vos revenus ont augmenté l’an passé. Et si cet ajustement peut vous permettre d’éviter un rattrapage d’impôt l’an prochain, cela ne sera pas le cas si vos revenus ont encore grimpé en 2024. Dans ce cas de figure, charge à vous d’ajuster votre taux sur le site impots.gouv.fr.
Retraite : les petites pensions enfin revalorisées
L’attente aura été longue pour plus d’un million de retraités modestes mais la revalorisation de leur petite pension est imminente. Un an après l’entrée en vigueur de la réforme, ils vont en effet profiter d’une augmentation comprise entre 50 et 60 euros brut par mois. Pour rappel, sont éligibles à ce coup de pouce les retraités qui ont cotisé 120 trimestres au minimum et dont la pension est inférieure à 847,57 euros par mois. Si vous êtes concerné, vous allez toutefois devoir faire preuve d’encore un peu de patience. Cette hausse ne sera visible que le 9 octobre prochain, date de versement de votre retraite de base pour le mois de septembre.
Gaz : les tarifs en légère baisse
Comme chaque mois, les prix repères du gaz évoluent. Et bonne nouvelle, pour une fois, ces derniers s’affichent en baisse au 1er septembre. Communiqués par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), ces tarifs ont «pour objet de servir de boussole aux consommateurs qui souhaitent comparer les offres de fourniture», explique le régulateur. Le léger recul constaté fait tomber le prix du mégawattheure à 130,21 euros. Soit moins qu’au 1er août (131,53 euros), mais plus qu’au 1er juillet (129,20 euros), date à laquelle les tarifs du gaz avaient flambé de 11,7% sur un mois.
Bagages cabine : retour aux anciennes règles
Le 1er septembre signe le retour des normes sur les contenants de 100 millilitres au maximum dans tous les aéroports d’Europe. Ces derniers devront de nouveau être sortis des bagages cabine et rangés dans des sacs en plastique d’une contenance maximale d’un litre par passager. Le matériel électronique (ordinateurs, tablettes) devra être éteint ou en mode avion. Depuis le début de l’année, certains aéroports dont Charles-de-Gaulle, Orly, Lyon, Marseille ou Barcelone expérimentaient le contrôle des bagages grâce à des scanners capables de visualiser en 3D le contenu des bagages. Le procédé devait permettre aux voyageurs de ne pas à avoir à ouvrir leurs valises, tout en contrôlant la quantité des liquides contenus. Mais la Commission européenne a constaté d’importantes failles dans la fiabilité des scanners et décidé de revenir aux anciennes règles.
Taxe sur les SUV à Paris : un prix triplé
Selon la nouvelle grille tarifaire applicable dès le 1er septembre, les propriétaires de SUV doivent s’acquitter de 18 euros pour stationner une heure dans le centre de Paris - du 1er au 11e arrondissement - contre 6 euros pour les véhicules classiques. La somme s’élève à 12 euros du 12e au 20e arrondissement au lieu de 4 euros. Ces nouveaux tarifs s’appliquent aussi à toute voiture individuelle thermique de plus de 1,6 tonne et aux voitures électriques de plus de 2 tonnes, mesurant plus de 1,80 mètre de large. A noter que les résidents de la capitale, les chauffeurs de taxi, les personnes en situation de handicap, les professionnels de santé et les secours échappent à cette augmentation.


















