
L’année 2025 n’est pas encore terminée, mais déjà la question de la taxe foncière 2026 se pose dans les foyers. Selon Pause Maison Ouest-France, ce sujet cristallise les inquiétudes des propriétaires car l’inflation, même contenue, continue de produire des hausses d’impôts locaux. Et alors que les finances communales sont déjà tendues, les propriétaires craignent donc que le montant de la facture continue d’augmenter, alors même que les charges liées au logement ne diminuent pas.
En fait, la hausse automatique de la taxe foncière est déjà prévue, mécaniquement. La taxe foncière est revalorisée en fonction de l’évolution des prix, et selon les premières estimations, basées sur les prix immobiliers de novembre 2025, cette revalorisation pourrait atteindre + 0,8 % en 2026, même si les taux votés localement restaient identiques. Et si ce chiffre semble modéré, il s’ajoute en fait aux augmentations successives des années précédentes.
Des hausses variables selon les communes et les biens
Mais d’autres facteurs influent sur l’augmentation de la taxe foncière, notamment liés à la mise à jour des bases cadastrales. Les services fiscaux mettent à jour leurs fichiers et affinent certains facteurs pouvant faire varier la taxe foncière, comme la surface réelle, les équipements, les dépendances, les éléments de confort de manière générale, allant de l’eau courante, au chauffage performant, en passant par la climatisation. Tous ces éléments peuvent faire grimper la valeur locative d’un bien.
De ce fait, certains propriétaires sont bien plus exposés que d’autres. Les propriétaires de logements ayant été rénovés en profondeur, ou de maisons récentes, ont le risque de voir une hausse marquée de la taxe foncière. Mais si la commune ne met pas à jour ses bases cadastrales, ou que les taux votés localement sont maintenus, alors la taxe foncière restera stable. Pas de solutions miracles donc pour y échapper, mais la hausse de la taxe foncière est encadrée par différents facteurs. Enfin, des exonérations s’appliquent toujours sous conditions de ressources ou de performance énergétique. Et la réactualisation massive des éléments de confort dans les logements, qui a provoqué des polémiques, reste pour l’heure gelée jusqu’au printemps 2026.


















