Après un ralentissement marqué en janvier, l’inflation est repartie à la hausse en février. Les prix à la consommation en France ont progressé de 1% sur un an, contre 0,3% le mois précédent, selon la première estimation publiée ce vendredi 27 février par l’Insee, rapporte Le Parisien. Cette hausse s’explique notamment par «une baisse moins prononcée des prix de l’énergie». Par ailleurs, les prix des produits manufacturés ont diminué moins fortement qu’en janvier et ceux de l’alimentation ont accéléré sur un an.

Concernant l’énergie, l’institut pointe l’effet des tarifs de l’électricité, «qui avaient fortement reculé en février 2025». Sur un mois, les prix à la consommation augmentent de 0,7% en février, après un recul de 0,3% en janvier. Le rebond est également lié à la hausse saisonnière des prix des services, notamment les transports, et à celle des produits manufacturés, marquée par la fin des soldes dans l’habillement et les chaussures.

Léger rebond des dépenses des ménages

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour comparer l’inflation entre les pays de la zone euro, progresse de 1,1% sur un an en février, contre 0,4% en janvier. Cet indicateur est suivi de près par la Banque centrale européenne, dont l’objectif est de maintenir l’inflation autour de 2%. Après avoir dépassé les 6% début 2023, dans le contexte de la flambée mondiale des prix de 2021 et 2022, l’inflation a depuis fortement ralenti en France.

Parmi les autres données publiées, les dépenses de consommation des ménages en biens ont rebondi de 0,5% en janvier, après un recul équivalent en décembre. Le produit intérieur brut (PIB) a, lui, progressé de 0,2% au quatrième trimestre 2025, contre 0,5% au trimestre précédent, portant la croissance annuelle à 0,9%. Dans le même temps, le taux d’épargne des ménages, l’un des plus élevés d’Europe, diminue légèrement et s’établit à 17,9 % au quatrième trimestre.

En matière d’emploi, le nombre de salariés reste quasi stable (-0,1%) sur la période. La baisse touche davantage la fonction publique (-0,3%) que le secteur privé (-0,1%). Sur un an, l’emploi salarié recule de 0,2%, soit environ 45 900 postes en moins.