
Les Français vont-ils retrouver un peu de pouvoir d’achat ? Selon les derniers chiffres dévoilés mercredi par l’Insee, l’inflation était au plus bas au mois de janvier, avec un indice des prix à la consommation à 0,3% en un an, alors que l’inflation était de 0,8% en décembre et de 0,9% en novembre. Mais de nombreux Français peinent à boucler leurs fins de mois, et le budget alimentation est toujours important. Raison pour laquelle 32 associations ont écrit au ministre de l’Economie et à celui du Travail afin de réclamer un panier de 100 produits vendus à prix coûtant par les géants de la grande distribution.
Dans un contexte de négociations commerciales tendues, le président-directeur général de Carrefour était invité du 20 heures de France 2, mercredi. Quelle sera l’évolution des prix dans les mois à venir ? Selon Alexandre Bompard, cela est «lié aux négociations en cours», et le patron de grande distribution pense que l’on «finira par une toute petite inflation, autour de 1%». Il ajoute que les Français qui ont fait face à des hausses de «25%» ces derniers mois vont enfin pouvoir se dire que «les prix sont stabilisés».
Les sardines et le bœuf en hausse
Toutefois, cela ne veut pas dire que les tarifs de tous les produits vont baisser. «Cette stabilité cache des choses différentes», a laissé entendre Alexandre Bompard sur le plateau de France 2, ajoutant que des produits allaient voir leurs tarifs augmenter. Il a alors cité la pâte à tartiner ou encore les sardines à cause «d’une pénurie» et les steaks hachés «parce qu’il y a une crise sur le bœuf».
A contrario, le PDG de Carrefour a listé tous ceux qui devraient baisser, à commencer par le sucre, les pâtes et la farine. «Il y a une majorité de produits dont les prix baissent, il y a quelques produits haussiers, liés à des cours de matières premières qui restent à la hausse», a-t-il complété.
A l’image de son confrère Michel-Edouard Leclerc, Alexandre Bompard est revenu sur les accusations de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Cette dernière avait reproché à la grande distribution de s’être donnée à un «chantage mortifère». «Les propos de la ministre, je les trouve très irrespectueux, c'est assez irresponsable et totalement déconnecté des attentes des clients», a-t-il lancé sur le plateau du 20 heures.




















