
Sommaire
- Qu’est-ce que l’inflation en économie ?
- Quelles sont les causes de l’inflation ?
- Comment l’inflation évolue-t-elle ?
- Quel est le taux d’inflation aujourd’hui (en novembre 2025) ?
- Quelles sont les conséquences de l’inflation ?
- L’INSEE : l’acteur du calcul de l’inflation
- Comment est calculé le taux d’inflation en France ?
- Une indemnité pour compenser l’inflation ?
- Quand l’inflation va-t-elle baisser à moyen terme ?
- Qui profite de l’inflation ?
- Comment faire face l’inflation ?
- Quelle est la différence entre inflation et déflation ?
Qu’est-ce que l’inflation en économie ?
Une hausse des prix à la consommation
L’inflation est un terme économique qui se définit comme une hausse généralisée des prix des biens et des services au cours d’une période donnée. Cela signifie que, en moyenne, les prix augmentent pour la plupart des produits et services que les consommateurs achètent. Elle correspond à la hausse du coût de la vie.
Une baisse du pouvoir d’achat
Une inflation est remarquée lorsque la perte du pouvoir d’achat de la monnaie des Français est due à l’augmentation générale et durable des prix. Il ne s’agit pas d’une augmentation de prix de certains biens et services, mais d’une augmentation globale. Cette dernière a pour conséquence de diminuer la valeur de la monnaie.
Mesure de l’inflation : l’Indice des Prix à la Consommation (IPC)
L’inflation est mesurée à l’aide de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), un indicateur publié au Journal officiel par les instituts statistiques (comme l’INSEE). Il compare l’évolution des prix d’un panier type de biens et services consommés par les ménages, mois après mois ou d’une année à l’autre.
L’inflation constitue un élément central de l’analyse économique, car elle influence à la fois le pouvoir d’achat des ménages, les coûts de production des entreprises et les orientations de la politique monétaire.
Quelles sont les causes de l’inflation ?
L’inflation peut être causée par plusieurs éléments, qui peuvent interagir de manière complexe.
Inflation par la demande
L’inflation par la demande se produit lorsque la demande globale de biens et services dans une économie dépasse l’offre disponible, entraînant une augmentation des prix.
- Lorsque les consommateurs dépensent plus, en raison d’une hausse des revenus, la demande pour les biens augmente, ce qui peut faire monter les prix.
- Une baisse des taux d’intérêt ou une augmentation de la masse monétaire peut inciter à davantage de dépenses et d’investissements.
Une économie en forte croissance peut entraîner une demande accrue, dépassant l’offre disponible. Dans ce contexte, l’inflation à la demande traduit souvent un déséquilibre temporaire entre la dynamique de la consommation et la capacité productive.
Inflation due à un excès de masse monétaire
L’inflation peut être la cause d’une augmentation excessive de la masse monétaire dans l’économie, souvent liée aux décisions des banques centrales ou à des politiques fiscales expansionnistes. Lorsque les banques centrales impriment de la monnaie à un rythme rapide, cela peut créer un déséquilibre, entraînant une augmentation des prix.
Par ailleurs, si un gouvernement finance ses dépenses via l’augmentation de la masse monétaire plutôt qu’en empruntant, cela peut aussi contribuer à l’inflation.
Inflation par les coûts
L’inflation par les coûts résulte d’une augmentation des dépenses des entreprises, souvent liée à des hausses de prix des ressources nécessaires à la production.
- Une hausse des prix des matières premières, comme le pétrole, peut augmenter les coûts de production, ce qui est répercuté sur les consommateurs.
- Lorsque les capacités de production sont saturées, une hausse de la demande peut rapidement entraîner une poussée inflationniste.
- Si les salaires augmentent plus rapidement que la productivité, cela peut pousser les entreprises à augmenter les prix pour maintenir leurs marges bénéficiaires.
- Des catastrophes naturelles, des grèves ou des conflits peuvent perturber la production et la distribution, entraînant une diminution de l’offre et une augmentation des prix.
Une forte inflation associée à une croissance économique faible peut donner lieu à une stagflation.
Inflation importée
L’inflation importée survient lorsque les prix des biens importés augmentent, en raison d’une hausse des prix à l’international (matières premières, énergie) ou d’une dépréciation de la monnaie. Ainsi, si l’euro baisse par rapport au dollar, le pétrole (en dollars) devient plus cher pour les pays de la zone euro, ce qui peut provoquer une hausse des prix à la pompe.
Inflation structurelle
Certaines rigidités ou évolutions profondes dans l’économie peuvent aussi provoquer une inflation durable, comme :
- des goulots d’étranglement (pénurie de main-d’œuvre qualifiée, logistique saturée) ;
- des transitions technologiques ou écologiques (ex. : hausse du coût de production liée à la décarbonation) ;
- des marchés financiers peu concurrentiels où les entreprises peuvent facilement imposer des hausses de prix.
Comment l’inflation évolue-t-elle ?
Ces dernières années, l’évolution de l’inflation a connu des fluctuations significatives.
2000 à 2022 : rapide historique de l’inflation française
Depuis l’introduction de l’euro en 2002, l’inflation a été modérée, oscillant autour de 1 à 2 % par an. Après une période de faible inflation dans les années 2010, le phénomène s’est intensifié au premier trimestre 2021, en raison de la reprise économique post-COVID et de la hausse des prix de l’énergie. Voici les taux d’inflation des dix dernières années :
- 2015 : 0,0.
- 2016 : 0,2.
- 2017 : 1,0.
- 2018 : 1,8.
- 2019 : 1,1.
- 2020 : 0,5.
- 2021 : 1,6.
- 2022 : 5,2.
- 2023 : 4,9.
Zoom sur les années 2021-2022 : les chiffres clés
En 2020, l’inflation en France était d’environ 0,5 %, tandis qu’elle a grimpé à environ 1,6 % en 2021. En 2022, elle a atteint des niveaux beaucoup plus élevés, avec un pic d’inflation supérieur à 5 %. Elle est principalement due à la hausse des prix de l’énergie et des aliments, exacerbée par des crises géopolitiques.
- Les prix des carburants et de l’électricité ont connu une forte hausse, en grande partie à cause des tensions géopolitiques et des impacts de la guerre en Ukraine.
- Les prix des denrées alimentaires ont également augmenté, entraînant une pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat et le niveau de vie des ménages.
Face à l’accélération de l’inflation, des ajustements budgétaires ont été nécessaires pour préserver la soutenabilité des finances publiques.
2023 : les chiffres de l’inflation
En 2023, les prix à la consommation ont en moyenne augmenté de 4,9 %. Un niveau élevé en raison de la guerre en Ukraine, qui a entraîné une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. L’INSEE a signalé des augmentations significatives des prix, en particulier pour les produits alimentaires et l’énergie.
Inflation en 2024
En 2024, l’inflation a nettement ralenti mois après mois : autour de 1,3 % en novembre et décembre 2024. Notamment grâce à la normalisation des chaînes logistiques, la baisse des prix de gros de l’énergie et l’action des banques centrales. Toutefois, certains postes ont continué de croître fortement : services, assurances, loyers.
Comparaison internationale
Par rapport à d’autres pays de la zone euro, la France a connu des taux d’inflation relativement élevés, bien que certains pays, comme l’Allemagne ou l’Espagne, aient aussi enregistré des hausses importantes. Les États-Unis aussi ont connu une forte inflation dès 2021 (9,1 % en juin 2022), suivie d’un ralentissement grâce à une politique monétaire très restrictive.
Quel est le taux d’inflation aujourd’hui (en novembre 2025) ?
Au second semestre 2025
Au second semestre, la tendance s’est infléchie avec un retour progressif de l’inflation. En septembre 2025, le taux annuel atteignait +1,2 %, avant de retomber légèrement à +1 % en octobre. Cette évolution traduit une économie en phase de normalisation, où la demande intérieure reste modérée et les prix de l’énergie relativement stables.
Au premier semestre 2025
Au premier semestre 2025, la France a connu une inflation particulièrement faible, marquant une phase de quasi-stagnation des prix. Selon l’INSEE, l’IPC a progressé de +0,8 % en avril, puis +0,7 % en mai, avant de remonter à +0,9 % en juin. Cette légère reprise s’explique par la hausse des prix des services, ainsi que par le ralentissement du recul des prix de l’énergie.
Anticipations
Pour l’année 2025 dans son ensemble, la Banque de France anticipe une inflation modérée, significativement inférieure à la moyenne des années précédentes, autour de 1 %. Pour l’année 2026, la Banque de France table sur une légère remontée de l’inflation, mais qui restera sous le seuil symbolique de 2 %. À ce titre, elle estime une inflation moyenne annuelle d’environ 1,3 %.
Quelles sont les conséquences de l’inflation ?
L’inflation a des conséquences importantes sur l’économie, les entreprises et les ménages dans la zone euro.
Baisse du pouvoir d’achat
Lorsque les prix augmentent, la valeur réelle de l’argent diminue, ce qui signifie que les consommateurs peuvent acheter moins avec le même revenu. Cela peut particulièrement affecter les ménages à revenu fixe dans la zone euro, dont le pouvoir d’achat est érodé. Ce qui affecte négativement l’activité économique globale.
Augmentation des taux d’intérêt
Pour lutter contre l’inflation, les banques centrales peuvent augmenter les taux d’intérêt. Cela rend le crédit plus coûteux, ce qui peut freiner les investissements des entreprises et les dépenses des consommateurs et des ménages, ralentissant ainsi la croissance économique. Cette politique peut aussi peser sur l’emploi et les secteurs sensibles.
Effets sur les contrats et les salaires
L’inflation peut rendre nécessaire la renégociation des salaires et des contrats, car les travailleurs demandent des augmentations pour compenser la perte de pouvoir d’achat. Cela peut entraîner des cycles d’inflation si les entreprises répercutent l’augmentation des salaires sur les consommateurs.
Impact sur les investissements
L’inflation exerce une influence déterminante sur les marchés financiers. En cas d’inflation élevée, les rendements réels des investissements peuvent diminuer, ce qui peut amener les investisseurs à rechercher des actifs refuges (or ou immobilier), affectant les marchés financiers. L’incertitude peut aussi décourager l’investissement productif à long terme.
Conséquence sur la politique économique
L’inflation peut contraindre les gouvernements et les banques centrales à adopter des politiques plus strictes pour contrôler les prix, ce qui peut avoir des implications pour la croissance économique sur le long terme. Enfin, cela peut limiter la marge de manœuvre des États, notamment en matière de dépenses sociales ou de relance.
L’INSEE : l’acteur du calcul de l’inflation
Le calculateur officiel de l’inflation en France
Il appartient à l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) de suivre la mesure du taux d’inflation. La méthode consiste à utiliser 22 regroupements conjoncturels englobant différents produits et services.
Une comparaison des prix
Pour le calcul de l’inflation, chaque fin de mois, l’INSEE effectue une comparaison des prix de vente de ces produits affichés au cours du dernier mois par rapport à ceux du mois précédent. L’inflation peut aussi être calculée d’un trimestre à l’autre ou d’une année à l’autre. Cette comparaison permet d’en conclure une inflation ou une période de déflation (diminution).
Dépenses prises en compte
Le calcul de l’inflation moyenne des prix s’effectue, mois après mois, en fonction des dépenses essentielles des ménages, tels que l’électricité, l’alimentation ou encore le carburant (versus les timbres-poste). Ainsi, certains biens et services sont en priorité pris en compte pour mesurer l’inflation tels que :
- Les biens dont l’usage est courant (produits alimentaires, essence, électricité…).
- Les biens dont l’utilisation est durable (les vêtements, les ordinateurs, les téléphones, les produits électroménagers…).
- Les services du quotidien (coiffeur, loyers, assurance…).
Rôle d’Eurostat
Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, met aussi à jour les indices des prix à la consommation au niveau des pays membres de l’Union européenne et calcule l’IPCH (Indice des Prix à la Consommation Harmonisé) de la zone euro. L’IPCH est un outil essentiel pour mesurer l’inflation en Europe afin de formuler des politiques économiques cohérentes.
Eurostat analyse également les facteurs sous-jacents de l’inflation, tels que les variations des prix de l’énergie ou des denrées alimentaires, et publie des rapports sur les causes de l’inflation. L’augmentation des prix peut toutefois s’expliquer par une amélioration de la qualité des produits, ce qui complique la lecture des indices d’inflation.
Comment est calculé le taux d’inflation en France ?
L’indice des prix à la consommation
Le taux de l’inflation est calculé à partir de l’indice des prix à la consommation des ménages déterminé par l’INSEE après avoir relevé les prix des biens et services ci-dessus mentionnés. L’INSEE constate si le taux de l’inflation est positif ou négatif.
Prise en compte de données réelles
Les enquêteurs de l’INSEE sont chargés de collecter les différents prix des biens et des services à la source, directement sur le terrain, dans les points de vente. Depuis janvier 2020, les enseignes de la grande distribution transmettent à l’INSEE les données qu’elles ont recueillies en caisse suite au passage des clients.
Évolution des prix
En fonction de chaque catégorie de bien, l’INSEE calcule l’évolution des prix entre deux périodes. Pour calculer l’indice des prix à la consommation au 1ᵉʳ juillet 2025, par exemple, pour la catégorie de biens de 1 kg de farine, l’INSEE procède au calcul suivant : Prix du kg au 1er novembre 2025/prix du panier au 1er novembre 2024 × 100.
Le prix du paquet de cigarettes est par exemple fixé en fonction du taux d’inflation de l’année précédente.
Déflateur du PIB
Le déflateur du PIB est un indicateur clé qui permet de mesurer l’inflation à l’échelle de l’ensemble de l’économie, en tenant compte des évolutions de prix sur tous les biens et services produits. Contrairement à l’IPC, le déflateur du PIB reflète les variations de prix de l’ensemble de la production intérieure, ce qui en fait un outil plus large.
Une indemnité pour compenser l’inflation ?
Aujourd’hui, aucune prime n’est prévue pour continuer à compenser l’inflation. Seules les anciennes pourront éventuellement être remises en œuvre, sans certitude.
L’ancienne prime inflation : une prime exceptionnelle
Face à la hausse des prix de l’énergie et des carburants, le gouvernement français a mis en place une prime inflation destinée aux salariés, indépendants, retraités, bénéficiaires du RSA gagnant moins de 2 000 euros nets par mois. Cette aide de 100 euros était versée par la CAF jusqu’au 28 février 2022.
L’ancienne indemnité carburant
Une indemnité carburant de 100 euros par personne a été mise en place pour aider les foyers les plus modestes à faire face à l’augmentation du prix des carburants. Cette indemnité était versée, sous conditions, aux ménages qui utilisent leur véhicule pour se rendre sur leur lieu de travail. Cette aide était accordée après en avoir fait la demande avant fin mars 2023.
Impôt sur le revenu : l’indexation sur l’inflation
L’une des principales innovations de la loi de finances 2024 est l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation. Cela signifie que les seuils de revenus imposables et les tranches d’imposition seront ajustés en fonction de l’inflation constatée. Pour certains contribuables, cette mesure pourrait réduire leur charge fiscale.
Quand l’inflation va-t-elle baisser à moyen terme ?
Selon les dernières prévisions de novembre 2025, l’inflation dans la zone euro et en France devrait baisser à moyen terme, mais avec certaines réserves.
Pour 2026 et 2027
La Banque de France mise sur une inflation moyenne à 1,3 % en 2026, puis 1,8 % en 2027, dans un contexte de retour progressif à l’équilibre. Cette estimation provisoire suggère une normalisation, bien que légèrement en dessous de l’objectif de stabilité des prix fixé à 2 % par la Banque centrale européenne. Cette tendance repose sur une politique monétaire restrictive.
Zone euro : un objectif de 2 %
Selon la BCE et la Commission européenne, l’inflation moyenne devrait être de 2 % en 2025, puis se replier légèrement à 1,7 % en 2026, avant de revenir autour de 1,9 % en 2027. Ce mouvement est porté par la baisse des prix de gros de l’énergie, un ralentissement des hausses des salaires dans les services, et un environnement économique plus stable.
Une instabilité encore persistante
Malgré ces évaluations, plusieurs facteurs de risque pourraient déstabiliser cette trajectoire. Des tensions géopolitiques persistantes, notamment en Ukraine ou au Proche-Orient, pourraient raviver les prix de l’énergie. En outre, si la pression salariale pour les ménages dans les services et le logement s’accentue, elle pourrait alimenter une nouvelle vague inflationniste.
Néanmoins, la maîtrise de l’inflation reste une priorité pour la Banque centrale européenne, afin de garantir la stabilité des prix dans la zone euro.
Qui profite de l’inflation ?
Les débiteurs
L’inflation profite avant tout aux personnes ou aux entreprises endettées. Lorsque les prix augmentent, la valeur réelle de la monnaie baisse : l’argent que l’on doit rembourser perd de sa valeur. Autrement dit, on rembourse ses dettes avec une monnaie dévaluée. C’est également le cas pour les États fortement endettés.
Les propriétaires d’actifs réels
L’inflation tend aussi à avantager les propriétaires d’actifs réels, c’est-à-dire de biens dont la valeur suit ou dépasse l’évolution des prix : immobilier, terres agricoles, matières premières, œuvres d’art, etc. Ces actifs ont souvent la capacité de préserver leur valeur réelle face à la dépréciation monétaire.
Les entreprises capables d’ajuster leurs prix
Certaines entreprises disposant d’un fort pouvoir de marché profitent de l’inflation. Celles qui peuvent répercuter la hausse de leurs coûts sur les prix de vente sans perdre leurs clients voient leurs marges préservées, voire augmentées. C’est le cas des grandes firmes dans l’énergie, l’agroalimentaire ou le luxe.
Comment faire face l’inflation ?
La lutte contre l’inflation repose sur un ensemble d’instruments économiques mobilisés par les banques centrales, les gouvernements et les entreprises elles-mêmes. L’objectif est de ralentir la hausse des prix tout en maintenant la stabilité économique.
Adapter la politique monétaire
En relevant ses taux directeurs, la BCE rend le crédit plus coûteux, ce qui réduit la consommation et l’investissement, contribuant ainsi à une baisse de l’inflation. Par exemple, entre 2022 et 2024, la BCE a relevé ses taux à plusieurs reprises pour contenir une inflation qui dépassait les 5 %.
Adapter la politique budgétaire
Les gouvernements peuvent intervenir par des mesures budgétaires ciblées : aides directes aux ménages modestes, baisse de certaines taxes ou boucliers tarifaires (comme en France sur l’énergie). Toutefois, une politique budgétaire trop expansionniste peut nourrir l’inflation, d’où la nécessité d’un dosage rigoureux.
Mettre en place des réformes
À plus long terme, lutter contre l’inflation implique aussi de renforcer les capacités de production, d’améliorer la logistique et d’encourager la concurrence dans certains secteurs clés. Cela nécessite parfois l’adoption d’un nouveau modèle économique, plus résilient face aux chocs d’offre mondiaux, comme la pandémie ou la guerre en Ukraine.
Anticiper l’inflation
Enfin, la crédibilité des institutions économiques et la bonne communication sur les anticipations d’inflation jouent un rôle essentiel. Si les agents économiques (entreprises, ménages, investisseurs) croient que l’inflation sera maîtrisée à moyen terme, ils ajusteront leurs comportements de manière plus stable.
Quelle est la différence entre inflation et déflation ?
L’inflation : une hausse des prix
L’inflation traduit une variation du coût de la vie, marquée par une hausse générale et durable des prix des biens et des services dans l’économie. Lorsqu’elle se produit, la valeur de la monnaie diminue : une même somme d’argent permet d’acheter moins de choses qu’auparavant. Une inflation trop forte détériore le pouvoir d’achat.
La déflation : une baisse des prix
La déflation correspond à une diminution durable et généralisée des prix dans une économie. Contrairement à l’inflation, la monnaie gagne en valeur : le pouvoir d’achat semble augmenter, puisque les biens et services deviennent moins chers. Mais ce phénomène est souvent le signe d’une crise économique profonde :
- Les ménages, anticipant une nouvelle baisse des prix, retardent leurs achats.
- Les entreprises vendent moins, réduisent leur production et baissent les salaires ou licencient.
Cette spirale peut rapidement conduire à une récession : la demande chute, les revenus diminuent, et le poids réel des dettes augmente.
Deux phénomènes opposés, mais liés
Inflation et déflation sont deux mouvements inverses du niveau des prix, mais les deux sont susceptibles de déséquilibrer l’économie : l’une par excès de tension, l’autre par stagnation. L’objectif des politiques économiques est donc de maintenir une stabilité des prix, en évitant autant l’inflation galopante que la déflation prolongée.
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