La nouvelle année commence bien pour le pouvoir d’achat des Français. Selon les premières estimations publiées par l’Insee pour le premier mois de 2026, l’inflation est tombée à +0,3%. Il s’agit là d’un net ralentissement presque trois fois inférieur au niveau du mois de décembre, déjà bas, qui était alors de +0,8%, mais aussi du niveau le plus faible depuis la fin 2020, rapporte Les Échos.

Mais alors, comment expliquer une telle baisse ? Selon l’Insee, la période des soldes qui vient tout juste de s’achever n’y serait pas pour rien. En effet, le mois de janvier a été marqué par «une baisse plus prononcée» de certains produits manufacturés, à l’instar des chaussures ou de l’habillement, jumelée à un hasard du calendrier. Les soldes s’étant tenues du 2 au 29 janvier, ainsi, la période de collecte des chiffres de l’inflation, calculée en rythme annuel, inclut 18 jours de prix cassés dans les boutiques contre seulement 13 l’an passé. À cela s’ajoute également un ralentissement dans les prix des services - en augmentation de 1,8% en rythme annuel contre 2,1% en décembre -, dû notamment à une hausse «plus limitée» des tarifs des médecins par rapport à l’an passé, pointe l’Insee.

Les prix de l’électricité en baisse, ceux de l’alimentation en nette augmentation

Concernant les prix de l’électricité, ces derniers, toujours orientés à la baisse (-7,8%), peuvent aussi expliquer cette hausse limitée de l'inflation, tandis que les prix du tabac ralentissent également. À l’inverse, les chiffres de l’alimentation sont quant à eux loin de suivre la même tendance. En effet, avec une hausse de 1,9% en rythme annuel après avoir augmenté de 1,7%, ces derniers sont notamment poussés par une importante remontée des prix des produits frais. Ainsi, l’indice des prix à la consommation harmonisé serait en hausse de 0,4% sur le mois de janvier 2026 après avoir augmenté de 0,7% au mois dernier.

Alors que les chiffres de l’inflation du mois de janvier pour la zone euro doivent être publiés ce mercredi 4 février, le ralentissement des prix est scruté de près par la Banque centrale européenne (BCE), qui ne devrait toutefois pas baisser ses taux à l’issue de sa prochaine réunion prévue ce jeudi 5 février.