Mardi 3 février, l’idée a commencé à circuler d’une possible augmentation des tarifs de transports en commun. Mais dès sa sortie, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a tenu à couper court aux rumeurs, lors d’une interview accordée dans la matinale de RTL, le même jour. «Le gouvernement n’ambitionne aucunement de doubler les tarifs des transports en commun» affirme-t-elle. Selon la porte-parole, une telle décision ne ferait que diminuer le pouvoir d’achat des Français, et les décourager à utiliser des moyens de transport écologiques.

Selon elle, un projet de loi-cadre sur les transports devrait bientôt être présenté en Conseil des ministres pour enclencher «une réflexion sur le modèle global», et sur le financement des transports. En assurant cependant qu’il ne revient pas aux utilisateurs de porter ce financement en doublant les tarifs. Une information confirmée un peu plus tard sur BFMTV par Roland Lescure, ministre de l’Économie.

Une indexation sur l’inflation

Toutefois, cette loi-cadre prévoirait une indexation automatique des tarifs de transports en commun sur l’inflation, chaque 1er janvier, pour inciter les autorités organisatrices de la mobilité à adapter leur prix chaque année. Aujourd’hui, ce n’est pas une obligation.

Pour le président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, François Deletraz, interrogé par Le Parisien, l’effet de cette politique sera bien visible pour les abonnés. Pour l’association, une indexation serait envisageable, à condition qu’une augmentation au-delà du niveau de l’inflation soit suivie d’une meilleure qualité de service.