Un air qui vous rentre instantanément en tête. Même si vous n’avez pas d’enfants, vous avez forcément déjà entendu au moins une fois le titre «Baby Shark». Figurez-vous que cette chanson faisait l’objet d’une procédure judiciaire alors qu’un compositeur affirmait qu’il s’agissait d’un plagiat de son travail, énonce Actu.fr. Dans une décision rendue le jeudi 14 août, la Cour suprême de Corée du Sud a confirmé la décision d’un tribunal de première instance : non, ce titre ne relève pas du plagiat.

C’est en 2019 que le compositeur new-yorkais Johnny Only a intenté une poursuite à Séoul, affirmant que la startup éducative sud-coréenne SmartStudy avait copié un de ses titres sorti huit ans auparavant. L’artiste accusait celle-ci d’avoir copié des éléments de son œuvre comme sa ligne de basse et son rythme. Il avait ainsi demandé une indemnisation de 30 millions de wons (environ 18 500 euros). Ce à quoi la start-up avait répondu que sa version était une adaptation d’une chanson pour enfants d’Amérique du Nord non protégée par le droit d’auteur.

16 milliards de vues sur YouTube

En première instance, un tribunal avait acquitté SmartStudy, désormais connue sous le nom de The Pinkfong Company. Une décision confirmée par une cour d’appel deux ans plus tard. Pas de quoi freiner Johnny Only qui a intenté un recours mais tous les appels ont été rejetés et les décisions du tribunal de première instance ont été confirmées. «J’étais le premier à faire ça (réécrire la chanson), vous savez ? Et en gros, la version de Pinkfong fait la même chose», expliquait-il lors d’une interview avec la télévision publique canadienne CBC en 2019.

«Baby Shark Dance» comptabilise plus de 16 milliards de vues sur YouTube, soit environ le double de «Despacito» (Luis Fonsi) ou de la chanson pour enfants «Wheels on the Bus», ce qui en fait la vidéo la plus regardée de la plateforme.