
C’est le fleuron de la Marine française : dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient, le porte-avions Charles-de-Gaulle a été déployé en Méditerranée. Mais, comme l’explique le site spécialisé Zone Militaire, il devra faire un troisième et dernier arrêt technique majeur (ATM) en 2027. Dix mois d’immobilisation qui doivent permettre de le rendre opérationnel jusqu’en 2038, date à laquelle le nouveau colosse des mers, le «France libre», doit entrer en circulation. Au cours de ces opérations, le Charles-de-Gaulle doit notamment accueillir le radar à quatre panneaux fixes SeaFire de Thales et le système de gestion du combat SETIS 3.0.
Mais trois avions de guet aérien E-2D Advanced Hawkeye, commandés au groupe américain Northrop Grumman, doivent également être installés. C’est important, car ils doivent remplacer à terme les E-2C Hawkeye de la Flottille 4F, indique Zone Militaire. En théorie, les trois E-2C Hawkeye doivent donc être retirés avant 2030. Mais le 1er avril, la Marine nationale a laissé entendre qu’ils pourraient être prolongés après cette date, du moins l’un d’entre eux. L’E-2C Hawkeye FR3 a en effet rejoint l’Atelier industriel de l’aéronautique de Cuers-Pierrefeu pour son ultime «grande visite», a indiqué le capitaine Thomas Puga.
Les deux premiers E-2C Hawkeye construits avant 2000
Dans la foulée, la Marine nationale a confirmé que «cette opération de maintenance majeure, qui devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2027, permettra à l’appareil de prolonger sa carrière opérationnelle, son retrait du service actif n’étant envisagé qu’à l’horizon 2032», évoquant par ailleurs «une phase de transition importante» qui doit préparer l’arrivée de la «nouvelle génération d’avion de guet aérien embarqué», à savoir l’E-2D Hawkeye.
Selon Zone Militaire, sur les trois E-2C Hawkeye, deux devraient bien être retirés à l’horizon 2030, à savoir ceux fournis en 1998 et 1999. Le dernier, datant de 2004, sera donc prolongé, permettant au Charles-de-Gaulle d’accueillir trois E-2D Advanced Hawkeye et donc un E-2C. Ce dernier est équipé d’un radar à balayage mécanique et électronique AN/APY-9 capable de suivre simultanément, à 360 degrés, un grand nombre de pistes, qu’elles soient aériennes ou navales, rappelle le site spécialisé.
Il est aussi doté d’un système de mesure de soutien électronique et d’un dispositif Identification amis/ennemis (IFF) et de la Liaison 16. Enfin, la version française sera équipée d’un calculateur multifonction de la gamme MLS Gateway, développé par Eviden. Attendu pour 2038 donc, le «France libre», sera le plus grand porte-avions nucléaire français jamais construit sur le site de Naval Group. L’investissement total devrait dépasser les 12 milliards d’euros.




















