
Dans la soirée du mardi trois mars, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé avoir donné l’ordre au porte-avions Charles-de-Gaulle de se diriger vers la Méditerranée, d'après l'Indépendant. Une décision prise en réaction à la «situation instable» au Moyen-Orient. Si la présence du porte-avions dans cette mer est principalement dissuasive, elle doit aussi servir à une éventuelle évacuation si la situation sur place devenait plus critique.
Quelques jours auparavant, l’appareil se situait encore en Atlantique du Nord, près de la Suède, pour participer à l’exercice Orion 26 en Atlantique, où il était engagé avec l’OTAN en mer Baltique, et devait protéger les infrastructures sous-marines menacées de sabotage. Selon le ministre des Armées, le porte-avions pourrait arriver dans une dizaine de jours dans la zone visée du Moyen-Orient. Il arrivera avec un ensemble aéronaval important, comprenant des frégates de défense antiaérienne, un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) et un navire de ravitaillement.
Un navire unique en Europe
Entré en service en 2001, et en rénovation entre 2017 et 2028, le porte-avions français demeure encore aujourd’hui le fleuron de la marine française et le seul porte-avions à propulsion nucléaire hors États-Unis. Long de 261 mètres et large de 64 mètres, il reste beaucoup plus petit que les appareils similaires américains. Il peut voyager à une vitesse moyenne de 22 nœuds, soit environ 40 km/h, et parcourir environ 1 000 km par jour.
Propulsé par deux réacteurs nucléaires K15, il possède une grande autonomie et peut aussi abriter 1 900 marins. En termes de capacités opérationnelles, le Charles-de-Gaulle peut aussi projeter jusqu’à 40 aéronefs avec un rythme de lancement pouvant atteindre un décollage toutes les trente secondes. Des catapultes à vapeur lui permettent également de faire décoller des avions plus lourds porteurs de munitions. Il est aussi généralement équipé d’un radar volant, le E-2C Hawkeye, mais aussi d’hélicoptères Dauphin et Caïman qui lui servent au sauvetage et à la lutte anti-sous-marine.


















