
A 74 ans, Gilbert Montagné a désormais sa carrière derrière lui. Mais cela ne l’empêche pas de sortir de nouveaux disques. Huit ans après son dernier opus, il sort L'amour dans les mains, son 17e album. C’est à cette occasion qu’il a accordé une interview à Paris Match fin mars où il s’est exprimé sans filtres sur son rapport à l’argent. Auteur de tubes à succès comme «The Fool», «Les Sunlights des tropiques», «Viens danser» ou encore «J’ai le blues de toi», Gilbert Montagné a assuré une partie de ses revenus. Toutefois, cela n’a pas toujours été le cas.
Au cours de cet entretien relayé par La Dépêche, le chanteur raconte être parti à Miami après l’échec de son premier album en 1969. Il va alors y rencontrer sa future épouse et mère de ses enfants, Maureen Byrne. Mais lorsque son premier fils est né, il s’est éloigné de la musique et s’est concentré sur sa vie de famille, et l’avoue : «La vérité, c’est que je n’ai jamais su gérer l’argent, j’en devais au fisc, qui m’a tout pris.» Alors, pour faire face, il va retrouver du travail, notamment pour payer ses dettes, et il va devenir pianiste de bar.
Environ 4 000 euros de retraite par mois
«A l'époque, je m'en foutais, mes droits étaient bloqués. Donc je suis redevenu pianiste de bar. Et ça m'allait très bien», raconte-t-il dans Paris Match. Sa vie va de nouveau changer en octobre 1979 lorsque Johnny Hallyday va l’appeler pour l'accompagner au piano, à l'occasion de son spectacle au Pavillon de Paris. Sa deuxième carrière va alors démarrer, notamment en 1980 avec la chanson «Believe in me». Il enchaînera par la suite les concerts et les tournées. De cette période, il a appris une chose : «Depuis, je sais que quand je gagne 2 euros, je dois en garder 1 pour les impôts», lâche-t-il dans Paris Match.
Comme le rappelle La Dépêche, sur le plateau de Jordan de Luxe, le chanteur et pianiste avait révélé toucher une retraite confortable, aux alentours de «4 000 euros par mois». Pas de quoi pour autant le mettre à la retraite, en témoigne son dernier album : «Je ne suis pas vraiment à la retraite, c’est le public qui me mettra à la retraite quand il ne voudra plus de moi.» Ces dernières années, l’artiste de 74 ans a également eu des démêlés avec la justice.
En 2024, au terme d’une longue procédure, la Cour d’appel de Paris l’avait condamné définitivement dans l’affaire de plagiat de la chanson «On va s’aimer». Douze ans plus tôt, un tribunal transalpin avait jugé que le tube du célèbre chanteur avait de fortes ressemblances avec une autre chanson sortie quelques années auparavant, à savoir «Une fille de France» (1976), interprétée par Gianni Nazzaro. Un jugement le privant de droits d’auteur. Ironie du sort, il avait fait condamner Flunch pour avoir utilisé… ce même titre, la chaîne de restauration l’ayant transformé en «On va Fluncher».




















