
La grande campagne de déclaration des revenus 2025 ouvre dans moins d’un mois. En effet, comme l’a appris Capital, les contribuables pourront entamer leur démarche à partir du 10 avril. Pour l’heure, le calendrier précis des échéances à respecter n’est pas encore connu, mais le simulateur de l’impôt sur le revenu est déjà disponible sur impots.gouv.fr. Néanmoins, il y a une petite nouveauté cette année, comme l’a repéré MoneyVox. En effet, dans le cadre du Budget 2025, le fisc va avoir plus de facilité à traquer les fraudeurs au crédit d’impôt.
Une disposition en particulier offre à la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) une nouvelle arme puisqu’elle a la possibilité de réclamer des explications aux contribuables en cas «d'indices sérieux de nature à remettre en cause la réalité des dépenses ouvrant droit à un crédit d'impôt», selon l’article 60. Ce dernier va même plus loin puisqu’il précise que «l'administration peut, avant l'établissement de l'imposition, lui demander tous éléments propres à justifier de la réalité de ces dépenses». Idem pour les prélèvements à la source.
Un délai de 30 jours pour répondre
Comment ces demandes se traduiront-elles concrètement ? Selon nos confrères, le fisc pourra demander des précisions sur des prélèvements ou des dépenses précises et le contribuable devra ensuite répondre sous 30 jours. Si aucune réponse n’est apportée dans ce délai imparti, le calcul de l’imposition sera effectué sans prendre en compte les éléments concernés.
Là encore, rien n’est rédhibitoire si vous avez oublié de répondre au fisc par exemple. Il sera en effet tout à fait possible de porter réclamation et ainsi demander la prise des dépenses ou des prélèvements. Depuis la mise en place des crédits d’impôt et du prélèvement à la source, les fraudes ne cessent de se multiplier, déplore la DGFiP. Pour rappel, toute fraude fiscale est loin d’être anodine.
Les contrevenants s’exposent d’une part à des majorations d’impôts, mais également à des poursuites pénales pouvant aller jusqu'à 6 ans après la commission des faits. Des amendes et peines de prison sont prévues par la loi.




















