Des déclarations qui n'auront pas suffi à rassurer. Ce mercredi 21 septembre, lors d'une réunion des Nations unies, le président américain Joe Biden a assuré que son pays ne cherche pas à déclencher une nouvelle guerre froide. Pourtant, tout laisse à croire qu'un nouveau conflit - alimenté par la technologie - se prépare entre les autocraties et les démocraties du monde. Mi-septembre, l'Iran, la Turquie, le Myanmar et une poignée d'autres nations ont pris des mesures pour devenir membres à part entière de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), une alliance économique et politique dirigée par deux régimes autoritaires : la Chine et la Russie.

Cette organisation, créée en 2001, est rapidement devenue l'une des forces politiques les plus importantes du monde. Elle a indiqué que la technologie constituait une part notable de son avenir stratégique. Bien que l'OCS se concentre principalement sur des projets de développement régional, comme la construction de chemins de fer ou des accords commerciaux, l'alliance a été un acteur majeur dans la multiplication des technologies conçues pour exercer un contrôle social. C'est ce que les experts en politique étrangère appellent "l'autoritarisme numérique".

Des recherches montrent que, suivant l'exemple de la Chine, la majorité des membres de l'OCS ainsi que d'autres États autoritaires s'orientent rapidement vers davantage de violations des droits numériques, en augmentant la surveillance numérique de masse des citoyens, la censure et le contrôle des moyens d'expression individuelle.

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