Une situation quelque peu inquiétante. Mardi 23 décembre, la loi spéciale a été adoptée par les députés et les sénateurs. Ce texte a été perçu comme indispensable pour permettre à l’Etat de fonctionner et d’assurer les affaires courantes en l’absence de vote du projet de loi de finances pour 2026. Ainsi, le secteur public s’apprête à mettre en pause des chantiers et des appels d’offres. C’est pourquoi cette solution de secours ne semble pas ravir les entrepreneurs.

Sur le plateau de BFM TV, Amir Reza-Tofighi, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), a immédiatement demandé «de la visibilité pour les entreprises et les entrepreneurs pour savoir ce qu’on peut investir l’année prochaine». «Ce que l’on attend du Premier ministre, c’est de redonner un cap», a expliqué le dirigeant, qui ne souhaite pas que n’importe quel projet de loi de finances soit adopté : «Si on fait un budget dangereux pour l’économie, cela va être dangereux pour le salariés et la France».

Quels impôts en 2026 ?

Dans cette situation incertaine, les entrepreneurs se retrouvent pieds et poings liés, et comme l’affirme Amir Reza-Tofighi, ils sont contraints d’attendre une nouvelle ligne directrice. «Imaginons un Français normal qui ne sait pas si l’année prochaine, ses impôts vont doubler. Est-ce que vous pensez qu’il va investir sur un nouvel appartement ? Est-ce qu’il va acheter une nouvelle télévision ? Non», martèle-t-il.

«C’est pareil pour les entreprises. Lorsqu’on ne sait pas quel va être le niveau des charges patronales l’année prochaine, le niveau d’imposition, on n’a pas le choix que de décaler les recrutements, les investissements», précise-t-il. Cette «pause» a donc «un impact négatif». «Aujourd’hui, les gens décalent pour savoir quelle va être la situation économique, quels seront les nouveaux impôts l’année prochaine», conclut Amir Reza-Tofighi.

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