C’est désormais officiel. Lors d’un discours prononcé depuis les Émirats arabes unis où il s’est rendu pour fêter Noël avec les troupes françaises qui y sont stationnées, Emmanuel Macron a annoncé, dimanche 21 décembre, le lancement de la construction d’un futur porte-avions de nouvelle génération (PA-NG). Le bâtiment militaire de 80 000 tonnes pour 310 mètres de long sera plus massif que le Charles de Gaulle actuellement en service, et pourra accueillir jusqu’à 2 000 marins et 30 avions de combat à l'instar des Rafale.

Sa construction, qui se fera pour la majeure partie dans les chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), s’annonce d’ores et déjà colossale et se déroulera jusqu’en 2038. L’annonce de ce nouveau mastodonte militaire des mers a d’ailleurs été accueillie avec joie et soulagement sur les lieux de sa construction. «C’est une bonne nouvelle, ça va donner du boulot encore pendant quelques années», ont ainsi reconnu les employés du site, rapporte TF1 info.

Près de 15 000 emplois attendus sur place

Alors qu’un autre salarié des chantiers de l’Atlantique a estimé auprès de nos confrères que la construction du nouveau porte-avions va permettre «une perspective pour les gens qui veulent s’installer dans le coin», ce dernier a toutefois dit espérer que les infrastructures suivent, notamment en ce qui concerne les logements. Car, pour construire un tel bâtiment, un besoin important de main-d’œuvre va s’avérer nécessaire. En tout, 15 000 emplois sont attendus sur place.

Cette problématique n’a d’ailleurs pas échappé au maire de Saint-Nazaire, David Samzun. «Accueillir 15 000 personnes sur les cinq ans qui arrivent, ça veut dire du logement, de l’accès notamment aux services publics, aux écoles, ou à la santé», a expliqué l’édile qui met en avant une véritable «visibilité économique». Quant aux habitants de la ville, eux aussi se sont réjouis de l’annonce de cette nouvelle commande. «C’est vraiment très bien car ça va permettre d’avoir du monde qui travaille, d’avoir des sous-traitants qui travaillent, et donc c’est très bien pour l’économie de la ville», a souligné l’un d’eux.