
La France renforce sa présence au plus près du théâtre des opérations au Moyen-Orient. Le porte-avions Charles-de-Gaulle a franchi le canal de Suez ce mercredi 6 mai pour se diriger vers la mer Rouge, au large du Yémen, en route vers une zone hautement stratégique : les abords du détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce maritime mondial, au cœur des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran. «Il va rester en mer libre bien sûr pour être en position d’utiliser la force, mais cela n’interviendra que lorsque les objectifs politiques de cette mission multinationale seront déterminés», explique le vice-amiral Michel Olhagaray, ancien directeur du Centre des hautes études militaires, sur BFMTV.
Pour l’heure, la mission reste strictement défensive, mais le Charles-de-Gaulle se tient prêt à être activé dès qu’une mission de sécurisation du détroit sera déclenchée. Le déploiement du bâtiment intervient dans un contexte de forte tension : mardi en fin d’après-midi, un porte-conteneurs de la compagnie française CMA CGM a été touché par un projectile iranien à proximité du détroit d’Ormuz.
Limiter les impacts économiques du conflit
«Il est prépositionné de manière à pouvoir répondre aux circonstances. De toute évidence, il s’agit de permettre le rétablissement d’un commerce normal, de manière que les Français ne soient pas impactés par la hausse des prix et puis par ce risque de crise économique», analyse Elsa Vidal, éditorialiste politique internationale sur la chaîne d’information.
Le déploiement du Charles-de-Gaulle s’inscrit dans une initiative diplomatique et militaire plus large, pilotée notamment par Paris et Londres. Cette mission dite «neutre» pourrait associer une quarantaine de pays, prêts à intervenir au premier ordre donné.



















