Le président de Ferrari sera «mis à l’épreuve». John Elkann est embourbé dans une affaire de fraude fiscale sur l’héritage - estimé à un milliard d’euros - de sa grand-mère, Marella Caracciolo (décédée en 2019), veuve de l'ancien patron de Fiat Gianni Agnelli (mort en 2003). Pour s’en dépêtrer, il a trouvé une solution surprenante pour un tel chef d’entreprise. Le patron italien de Stellantis a ainsi demandé à bénéficier d’une «mise à l’épreuve» qui comprend des travaux d’intérêt général.

Une idée, réalisable grâce à une loi italienne de 2014, que les autorités fiscales ont acceptée. En effet, le parquet de Turin a annoncé, lundi 8 septembre, la conclusion d’un accord qui permet à John Elkann d’échapper aux poursuites pénales. L’accord doit encore être validé par le juge d'instruction chargé de l'affaire.

Une tragédie familiale à l’italienne

Le parquet soupçonne la famille d'avoir simulé une résidence fiscale suisse pour leur grand-mère, afin notamment d'échapper à l'impôt italien sur les successions. En effet, les procureurs ont affirmé que les frères et sœurs Elkann, trois des huit enfants de Margherita Agnelli, n'avaient pas déclaré cette somme d'avoirs ainsi que 289,5 millions de dollars de revenus. Depuis, John Elkann, son frère Lapo et sa sœur Ginevra ont versé 183 millions d'euros au fisc italien pour régulariser leur situation.

John Elkann devra suggérer où il pourrait faire son travail d'intérêt général, en Italie. Selon Reuters, ce travail pourrait comprendre de l'aide dans un centre pour les personnes âgées ou un centre d'aide aux toxicomanes.