
C’est un survol qui n’est pas au goût de tout le monde. À l’occasion de la commémoration du 81e anniversaire de la Libération de la ville de Concarneau, dans le Finistère, célébrée le 25 août dernier, la majorité municipale en poste a été vivement critiquée par ses opposants de gauche. En cause, le survol de la Ville bleue par deux Rafale.
Si les formations politiques Génération. S, le NPA, Ensemble ! Cornouaille, La France insoumise et l’UDB ne remettent pas en cause l’hommage qui a été rendu aux combattants morts pour la France, ces dernières ont fustigé dans un communiqué commun «Plus que jamais : la paix», le coût mirobolant pour le vol effectué par les deux appareils militaires produits par Dassault Aviation, rapporte Ouest-France.
Un vol estimé entre 14 000 et 16 000 euros de l’heure
Dans leur texte, les formations politiques de gauche estiment en effet qu’à l’heure où des économies sont imposées par l’État aux communes, «ce spectacle relève de la provocation». En effet, comme le relatent nos confrères, un vol d’une heure d’un Rafale est estimé entre 14 000 et 16 000 euros.
Elles reprochent également au maire de la ville, Marc Bigot (DVD), une «solidarité sélective». «Le massacre de la population de Gaza a été passé sous silence, alors que chaque jour des femmes et des enfants meurent sous les bombes», écrivent-elles tout en rappelant leur soutien au peuple ukrainien dont le conflit avec la Russie, débuté en février 2022, est toujours en cours. Ainsi, pour les différents mouvements de gauche, la paix doit se préparer et s’entretenir non pas par l’armement, mais bel et bien par «une politique offensive pour des accords internationaux de désescalade militaire».


















