
Raté : la Colombie a préféré les avions du constructeur suédois Saab aux Rafale français, informe La Tribune. Le président Gustavo Petro l'a récemment annoncé, douchant les espoirs de Dassault Aviation de signer un juteux contrat. Cette décision est inattendue, car la présidence colombienne avait loué les mérites du Rafale, «la meilleure option pour le pays en termes de prix [2,96 milliards d'euros], d'efficacité et d'opérabilité». Mais le pays a donc changé d'avis et annonce l'acquisition de seize JAS 39 Gripen pour moderniser sa flotte vieillissante de chasseurs Kfir israéliens, utilisée depuis 45 ans. Les F-16 américains de Lockheed Martin figuraient aussi parmi les offres sur la table.
Montant de la vente : environ 3,65 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros), d'après les documents budgétaires du ministère de la Défense colombien. Cette transaction est effectuée «dans le cadre du renforcement de la défense aérienne stratégique du pays» explique la présidence. Mais pas uniquement. Gustavo Petro indique en effet que ces dépenses seraient compensées par des investissements dans les régions les plus pauvres du pays : la construction d’une usine de panneaux solaires flexibles dans le département de Córdoba, ou encore la mise en place de systèmes d’accès à l’eau potable à La Guajira font partie des projets mentionnés.
Rafale : 12 infos que vous ignorez (peut-être) sur l’avion de chasse star de Dassault Aviation
Des emplois locaux sont en jeu
Le Suédois Saab s'est engagé à créer un centre de maintenance en Colombie pour les Gripen, ainsi que plusieurs projets d’innovation et de développement industriel en collaboration avec l’industrie locale, ce qui permettra, espère le pays, de créer un nombre important d'emplois. En 2022 lors de son élection, Petro avait annoncé qu'il ne voulait pas que la Colombie achète des avions de combat pour renouveler la flotte existante. Une décision qui va donc prendre le même chemin que les Kfir : celui du hangar.

















