Dans la nuit du 18 au 19 août 2024, le Bayesian, yacht luxueux du multimillionnaire Mike Lynch, s’est abîmé en mer au large de Palerme, causant la mort de sept personnes dont celle de l’entrepreneur surnommé «le Bill Gates britannique», et de sa fille Hannah, 18 ans. Quelques jours après le drame, selon le média italien Tiscali News relayé par Paris-Match, des agents du MI6 auraient discrètement investi l’épave pour en extraire des données classées top secret.

L’opération, qualifiée d’«éclair, invisible et anticipée» par le journal italien, n’aurait été ni officiellement enregistrée, ni autorisée. Elle consistait à trouver, dans l'épave du Bayesian, des documents liés à Darktrace, la société de cybersécurité fondée par Lynch, réputée pour ses liens étroits avec les agences de renseignement britanniques, américaines et israéliennes. Les agents auraient ainsi récupéré ordinateurs, disques durs et autres supports cryptés dans des coffres-forts scellés à bord.

Lynch ne se déplaçait jamais sans les données ultrasensibles de sa société

«Lorsque le nom de Mike Lynch a été associé au naufrage, tout l’écosystème mondial du renseignement s’est mis en alerte», affirme Angelo Tofalo, ancien sous-secrétaire italien à la Défense, qui poursuit : «Il était un homme clé pour les services britanniques, américains et israéliens et il est clair que la Chine et la Russie considèrent ces disques comme un butin d’une valeur stratégique incalculable.» Lynch, connu pour sa méfiance envers les solutions cloud, voyageait toujours avec les données ultrasensibles de sa société. Selon CNN, des coffres-forts étanches à bord contenaient notamment des codes d’accès à des infrastructures stratégiques.

Une vaste opération de renflouement est toujours en cours au large de la Sicile, mobilisant 70 spécialistes européens pour remonter l'épave. Cette opération a été assombrie par la mort d’un plongeur néerlandais de 39 ans, le 9 mai. L'homme est décédé sous l'eau au niveau de Porticello, vraisemblablement heurté par un morceau de métal. Mais à en croire les informations émergentes, le plus précieux des «trésors» du Bayesian aurait peut-être déjà quitté les fonds marins, entre les mains d’agents secrets britanniques.