
Des marins bretons avaient fait une rencontre plutôt inattendue le 28 juin dernier. A bord de leur chalutier Belenos, ils étaient tombés sur un sous-marin d’attaque russe près des îles anglo-normandes Jersey et Guernesey. Si son identité n’avait pas été dévoilée, selon des experts cités par Ouest-France et Le Marin, il s’agissait probablement d’un sous-marin d’attaque conventionnel diesel-électrique de classe ressemblant au Novorossiysk. Ce dernier, mis en service en 2013, a même été escorté par la Marine nationale le 7 octobre dernier le long des côtes bretonnes.
Dans la foulée, le chef de l’OTAN, Mark Rutte, avait raillé un sous-marin «boiteux», souligne Euronews. Depuis la Slovénie, il avait parlé d’un sous-marin «russe solitaire et cassé qui rentre en boîtant de sa patrouille». Une déclaration faisant écho à une chaîne Telegram russe d’opposition affirmant que l’appareil avait détecté une fuite de carburant l’obligeant à émerger. Des propos qui ont, selon Ouest-France et le média spécialisé Le Marin, obligé la Russie à sortir de sa réserve habituelle.
Les sous-marins en transit traversent en surface
Plutôt discrète sur ce genre de sujets, la flotte de la mer Noire a assuré dans un communiqué publié ce lundi 13 octobre que «les informations diffusées par un certain nombre de médias sur un prétendu dysfonctionnement et, par conséquent, sur l’émersion d’urgence du sous-marin diesel-électrique Novorossiysk au large des côtes françaises (n’étaient) sont pas vraies».
D’ailleurs, il y a une semaine, quand la Marine nationale avait escorté le sous-marin russe, elle n’avait fait état d’aucun problème matériel. Alors pourquoi un voyage en surface ? Tout simplement parce que l’appareil était en transit. Or, «conformément à la réglementation internationale de navigation, les sous-marins traversent la Manche exclusivement en surface», a précisé l’agence Tass. Les navires russes ont le droit de longer les côtes européennes, mais sont particulièrement surveillés.
«L’équipage du sous-marin effectue actuellement un voyage ‘inter-flotte’ programmé après avoir accompli des missions au sein de la force opérationnelle permanente de la marine russe en Méditerranée», a ajouté Tass. La situation de ces bateaux est bien différente de ceux soupçonnés d’appartenir à la flotte fantôme de Moscou. C’est le cas du pétrolier «Pushpa», repéré au large de Saint-Nazaire le 29 septembre. Une enquête a d’ailleurs été ouverte par le parquet de Brest pour «défaut de documentation de la nationalité et du pavillon du navire» ainsi que pour «refus d’obtempérer».



















