
Après la polémique créée par les notes de frais d’Anne Hidalgo, maire de Paris, un nouveau cas d’école à Paris voit le jour. C’est maintenant au tour du maire du XVIIIe arrondissement de Paris, Eric Lejoindre, de faire l’objet de diverses critiques en raison de ses notes de frais et de ses frais de représentation. Selon ces notes, consultées par Le Parisien, sur la période allant de 2020 à 2024, le maire aurait dépensé 35 557 euros. Des montants qui restent encore acceptables mais tout de même élevés. Et pour cause, l’élu aurait passé en frais de représentation des pourboires chez le coiffeur, le 31 décembre 2020, à Cagnes-sur-Mer, loin de Paris.
Dans ces frais de représentation figurent d’autres choses surprenantes comme des pizzas au Nutella, des menus enfants, des sweats à capuche, ou encore des déjeuners en solo, une pratique interdite par la Cour des comptes. Dans les notes figurent aussi une facture pour un repas dans un restaurant gastronomique pour deux à Montmartre, pour 244 euros.
Des notes de frais qui passent mal
Dans le climat tendu des débats autour du budget 2026, certains autres élus de Paris ont fait part de leur mécontentement à la révélation de ces notes. Paul Hatte, conseiller de Paris du XVIIe arrondissement, a exprimé son incompréhension sur X. «Je n’arrive plus à comprendre ce qui est considéré comme une note de frais de ce qui ne l’est pas.[...] Dans quel genre de monarchie fait-on encore cela ?», a-t-il écrit.
Auprès du Parisien, l'édile assure ce mercredi soir être dans les règles et dénonce «un écran de fumée». Selon lui, quelqu'un a essayé de «monter une opération politicienne». Surtout, il déplore «une tentative de diversion de la part de la droite parisienne pour tenter de cacher leurs rendez-vous réguliers devant la justice», ciblant de manière non voilée Rachida Dati. Et il assure que l'affaire concernant Anne Hidalgo «est cousue de fil blanc».
«Une opération politicienne de déstabilisation»
Fustigeant enfin une «campagne de déstabilisation», Eric Lejoindre assure que toutes ses «dépenses ont été faites dans le cadre des règles qui ont été fixées et ont été validées par les institutions compétentes». Et concernant les accusations de pizzas payées à ses enfants, il regrette encore «une opération politicienne de déstabilisation».
Face à cette révélation, l’entourage du maire du XVIIIe arrondissement avait déjà tenté d’expliquer la situation, et de rassurer les Parisiens. Certains parlent même d’une «opération de diversion» pour détourner l’attention de Rachida Dati, ministre de la Culture et maire LR du VIIe arrondissement en campagne pour la mairie de Paris. Pour certains proches d’Eric Lejoindre, il n’y a même «pas de sujets», puisque le maire justifie ses frais chaque année et leur utilisation. Certains rappellent aussi que l’enveloppe annuelle n’est pas consommée «dans son intégralité».



















