«Il vaut mieux vivre avec ce que la loi prévoit pour faire fonctionner la démocratie que d'aller chercher du côté de ses intérêts privés avec les risques de corruption». Anne Hidalgo est allée droit au but pour répondre à son adversaire lors du conseil de Paris, mercredi 8 octobre retransmis sur BFM2. Rachida Dati avait pris la parole dans la presse, selon les mots d'Anne Hidalgo, pour «s'enorgueillir de ne pas vivre au crochet de l'argent public». Un tacle directement adressé à la maire de Paris dont la publication des notes de frais de représentation a fait polémique la semaine dernière.

Anne Hidalgo n'a pas voulu en rester là et a profité que la maire du VIIe arrondissement de Paris et candidate aux municipales de 2026 présentait ses projets pour le futur de la capitale pour renvoyer Rachida Dati à son procès pour corruption. La maire PS a rappelé à son adversaire que les indemnités prévues par la loi ont pour but «pour éviter que les élus ne soient tentés d'aller travailler pour des intérêts privés pour assurer leur train de vie on ne peut plus ambitieux».

Convocation devant la justice

La maire de Paris, qui ne se représentera pas à son poste en 2026, a ainsi évoqué «les risques de corruption» que les dispositions légales de la fonction d'élu tentent d'éviter. Anne Hidalgo fait ici référence sans détour, à la procédure judiciaire pour corruption et trafic d'influence qui vise Rachida Dati. L'ex-Garde des Sceaux est soupçonnée d'avoir perçu 900 000 euros entre 2010 et 2012 pour des prestations de conseil actées dans une convention d'honoraires pour une filiale de l'alliance Renault-Nissan, sans avoir réellement travaillé.

L'élue PS a donc rappelé à la maire d'opposition la date exacte de sa convocation devant la justice pour cette affaire dite «Carlos Ghosn». «Vous allez être jugée pour corruption le 16 septembre 2026» a martelé Anne Hidalgo sous les applaudissements de ses soutiens. «Ici, on le rappellera en permanence» a promis la maire socialiste.