
A-t-elle décidé de partir d’elle-même ou a-t-elle été poussée vers la sortie ? Mardi 24 février, la présidente du Musée du Louvre, Laurence des Cars, a remis sa démission au chef de l’Etat qui l’a acceptée, «saluant un acte de responsabilité dans un moment où le plus grand musée du monde a besoin d’apaisement et d’une nouvelle impulsion forte pour mener à bien de grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet ‘Louvre - Nouvelle Renaissance’», a mis en avant l’Elysée dans un communiqué.
Il faut dire que la dirigeante était fragilisée depuis de nombreux mois, à commencer par le cambriolage du Musée, le casse du siècle peut-être, qui avait vu plusieurs malfaiteurs s’emparer en sept minutes de huit bijoux «d'une valeur patrimoniale inestimable». S’en sont suivis un audit sur la période 2019-2024, rappelle BFM, mettant au jour de nombreuses failles de sécurité, ainsi que des fuites d’eau et une grève reconductible du personnel depuis trois mois. Dans ce contexte, elle a donc été remplacée par Christophe Leribault, ancien président du Musée d’Orsay et plus récemment du Château de Versailles.
Réunion du G7 du 15 au 17 juin
Mais à peine partie du Musée du Louvre, Laurence des Cars s’est vue confier une nouvelle «mission» par la présidence. Elle doit piloter la «coopération des grands musées» dans le cadre de la présidence française du G7, relaie La Dépêche. Si elle évoquait dans Le Figaro, sa «passion des musées, des œuvres et des artistes», elle confiait vouloir «se réinventer», car «il y a une vie après le Louvre».
Son chemin est donc déjà tout tracé, grâce à la «confiance» que lui accorde Emmanuel Macron. Cette nomination vise à mettre à profit son «expertise scientifique incontestable», ajoute l’Elysée. Ce prochain sommet du G7, qui va réunir le Japon, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis et donc la France, se tiendra du 15 au 17 juin à Evian. Aucune autre information n’a été communiquée quant à la nature précise de cette mission.
A la tête du Musée du Louvre pendant cinq ans, cette mission a été «l'honneur de (sa) vie professionnelle», a-t-elle martelé au moment de son départ. Son successeur aura du travail, la CGT (majoritaire) ayant déjà alerté sur le fait qu’un changement de président ne répondait pas à leurs préoccupations.



















