Les jeux sont faits : Donald Trump a été élu 47e président des Etats-Unis. «Pour nous, c'est très important de voir dans quel contexte ces relations commerciales vont pouvoir perdurer», a exprimé dimanche sur BFMTV Thierry Breton, ancien commissaire européen au marché intérieur, qui redoutait une crise «mortifère pour l’Europe» en cas de victoire de Donald Trump. Car ces dernières années post-Covid, tandis que l’activité économique du Vieux Continent stagnait, les entreprises européennes se sont massivement tournées vers l’Amérique, où la consommation des ménages représente 30% des dépenses mondiales, faisant des Etats-Unis le premier marché à l'exportation de l'Union européenne (UE) avec 20% de flux sortants.

Cependant, le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, avec sa promesse de guerre commerciale non seulement contre la Chine mais aussi l’Europe, pourrait changer la donne. «Les options protectionnistes de Donald Trump se sont largement radicalisées par rapport à son premier mandat», estime pour Capital Ruben Nizard, responsable de l’analyse des risques socio-politiques chez Coface. C'est peu dire : son programme inclut une hausse de 10 à 20 points de pourcentage des droits de douane pour tous les produits importés, et de 60 points pour ceux en provenance de Chine — des augmentations significatives comparées aux droits de douane moyens de 3,3% aux Etats-Unis actuellement et de 3,9% dans le monde. Kamala Harris, sa concurrente démocrate lors de la course à la présidence, comparait cette mesure à un «impôt sur la consommation», estimant qu'elle pèsera, au bout du compte, sur le consommateur américain.

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