Il aura fallu attendre la mi-mars, soit un tout petit mois avant le premier tour de scrutin, pour que les candidats – et encore, pas tous – finissent par évaluer le coût net de leur programme. Pas sûr que cela ait laissé suffisamment de temps aux électeurs pour se décider en connaissance de cause. Et pourtant, les chiffres avancés ont de quoi donner le tournis. C’est ainsi que Valérie Pécresse prévoit près de 42 milliards de nouvelles dépenses ou de baisses d’impôts, pour 84 milliards d’euros d’économies.

Chez Eric Zemmour, le lot de 400 mesures annoncées pourrait coûter 60 milliards d’euros net par an, pour des économies supérieures de 5 milliards à cette somme, mais sujettes à caution. Quant à l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, il table sur 250 milliards d’euros de dépenses nouvelles par an, que viendraient tout de même compenser 267 milliards de recettes supplémentaires annuelles. L’équilibre est donc promis, mais l’unité de compte atteint désormais la dizaine de milliards d’euros!

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