Les autorités sanitaires sont en alerte. Une «maladie d’origine inconnue» sévit actuellement en Afrique et a provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes en République démocratique du Congo, comme le relate The Guardian. Ces décès ont été recensés dans le Kwango, une province située dans l’ouest du pays, plus précisément dans la zone de santé de Panzi. Les autorités locales ont affirmé auprès de l’agence Reuters qu’au moins «143 personnes» sont mortes au mois de novembre après avoir contracté cette maladie.

Le ministère de la Santé a, quant à lui, annoncé 79 décès en raison de cette épidémie et 376 personnes infectées, dans un communiqué publié mercredi 4 décembre. La plupart des victimes de cette maladie sont des «enfants de plus de 15 ans», ont précisé les autorités. En outre, un épidémiologiste local a indiqué que «les femmes et les enfants étaient les plus gravement touchés par la maladie». Les personnes infectées présentaient des symptômes pseudo-grippaux, notamment une forte fièvre et de violents maux de tête.

Fièvre, maux de tête, toux...

«La situation est extrêmement préoccupante car le nombre de personnes infectées continue d’augmenter», a déclaré auprès du journal britannique Cephorien Manzanza, un représentant de la société civile. «Panzi est une zone rurale, où les approvisionnements en médicaments sont difficiles», a-t-il souligné. Tous les patients contaminés ont décrit les symptômes suivants : de la fièvre, des maux de tête, un écoulement nasal, une toux, des difficultés respiratoires et une fatigue.

Des épidémiologistes se sont rendus sur place afin de réaliser des prélèvements et étudier cette infection. En attendant les résultats de ces analyses, le gouvernement appelle la population à être vigilante en évitant les rassemblements de masse, en respectant les règles d’hygiène de base, en ne manipulant pas des dépouilles et en signalant les cas suspects et les décès inhabituels.