À l’occasion d’une interview accordée à France 2, jeudi 5 février, le patron du Medef, Patrick Martin, a fait part de son mécontentement concernant le report de certaines mesures économiques annoncées par le gouvernement, mais aussi le rejet de l’idée du «CDI jeunes». Très inspiré du Contrat Premier embauche, porté en 2006 par le Premier ministre Dominique de Villepin, le «CDI jeunes» est un contrat à durée indéterminée visant les jeunes, ayant pour particularité d’être résiliable à tout moment lors de la première année. Aussi, l’indemnisation de licenciement serait croissante selon l’ancienneté du salarié.

«Je suis dépité de voir que tout est reporté à 2027, comme le sujet du chômage des jeunes, comme si le monde pouvait attendre» a lancé le président du Medef, alors que le gouvernement refuse de s’engager sur la fin de la surtaxe exceptionnelle des entreprises. En réaction, il appelle Matignon à envoyer un signal rassurant pour l’économie française l’année prochaine.

Le «CDI jeunes» : un point de crispation

La proposition du «CDI jeunes» n’a finalement pas été retenue par le gouvernement selon BFM, mais elle a aussi été immédiatement rejetée par les syndicats. Les particularités de ce contrat sont considérées comme inacceptables de leur côté. Pour le patronat, il s’agit pourtant d’un outil indispensable compte tenu de l’état du marché du travail pour les jeunes ces dernières années.

«J’attends des propositions des uns et des autres» a déclaré Patrick Martin, en réponse à ce rejet ferme du gouvernement et des partenaires sociaux. Pour appuyer sa proposition, il assure que celle-ci inclut une «obligation de formation». Pour lui, la proposition vise une frange précise des jeunes éloignés de l’emploi, et sur qui le financement des retraites repose aussi.