Dans un texte publié mardi 17 septembre, la Commission européenne a souhaité mettre à jour ses recommandations concernant le tabac, avec «des mesures plus strictes en faveur des environnements sans fumée, afin de mieux protéger la santé publique». Dans le cadre de la lutte contre le cancer, l’Union européenne appelle ses États membres à se montrer plus sévères sur la consommation de tabac dans les lieux publics. «Le tabac est le principal facteur de risque de cancer, avec plus d’un quart des décès par cancer attribués au tabagisme dans l’UE, en Islande et en Norvège», assure la Commission européenne.

Pour lutter, aussi, contre le tabagisme passif, l’instance européenne suggère d’étendre l’interdiction de fumer aux terrains de jeux, aux parcs d’attractions, aux piscines extérieures, aux arrêts de bus, aux gares, aux espaces extérieurs des établissements de santé et plus globalement autour de tous les bâtiments publics. Les recommandations concernent également les terrasses des restaurants et cafés.

La cigarette électronique pointée du doigt


Chose nouvelle, le tabac chauffé (HTP) et la cigarette électronique, «qui touchent de plus en plus de très jeunes utilisateurs», sont aussi pointés du doigt. Utilisés par beaucoup comme moyen de substitution à la cigarette, «leurs effets nocifs potentiels sont graves et leurs utilisateurs peuvent devenir dépendants à la nicotine et finissent souvent par consommer à la fois du tabac traditionnel et des produits émergents», affirme l’Union européenne. Une mise en exergue qui fait suite aux conclusions de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui «a souligné les effets négatifs» de ces produits, finalement similaires aux cigarettes classiques.

Toutefois, «les lignes directrices de la Commission européenne ont uniquement valeur de recommandations», souligne Libération. L’Union européenne appelle en réalité à les mettre en œuvre «comme bon leur semble», puisque «la politique de santé relève de la compétence des États». Elles n’ont donc pas de valeur juridique. Autrement dit, tant que le gouvernement français ne décide pas d’inscrire dans la loi ces recommandations, il sera toujours possible de fumer en terrasse.