Les tensions entre l’Inde et le Pakistan ont franchi un nouveau palier dans la nuit du 6 au 7 mai, après une série de frappes indiennes sur des sites au Pakistan, en représailles à l’attentat meurtrier du 22 avril dans le Cachemire indien, qui avait fait 26 morts. L’opération a ciblé neuf camps terroristes, selon New Delhi. Comme l'indique TF1 dans son suivi du conflit en direct ce 7 mai, Islamabad a immédiatement riposté par des tirs d’artillerie, déclenchant l’un des épisodes les plus violents entre les deux puissances nucléaires depuis deux décennies.

D’intenses affrontements ont été rapportés le long de la frontière contestée du Cachemire. L’armée pakistanaise déplore la mort d’au moins huit civils dans cette attaque nocturne. Le pays accuse en outre l’Inde d’avoir visé le barrage hydroélectrique de Neelum-Jhelum. La bataille ne s’est pas limitée au sol. L’armée pakistanaise affirme avoir abattu cinq avions indiens, dont trois Rafale, un MiG-29 et un Sukhoï, ainsi qu’un drone de combat, en réponse aux frappes aériennes. L’Inde reconnaît de son côté la perte de trois chasseurs, sans préciser les causes du crash ni confirmer la version pakistanaise.

La communauté internationale en alerte

L’ONU, la Turquie, l’Allemagne, la Chine, le Royaume-Uni et la Russie ont tour à tour appelé à la retenue. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exhorté les deux pays à «éviter toute escalade», mettant en garde contre les risques d’une confrontation entre puissances nucléaires. La Chine s’est dite «prête à jouer un rôle constructif» dans l’apaisement des tensions, tandis que Londres a annoncé se tenir «prêt à intervenir» diplomatiquement. «L'attaque conduite la nuit dernière par l'Inde fait courir le risque d'une guerre totale» condamne le ministère des Affaires étrangères de Turquie. Berlin, en contact avec les deux pays, a ouvert une cellule de crise pour «suivre la situation de près».

À Islamabad, le Comité de sécurité nationale a été réuni en urgence. Le Premier ministre pakistanais a dénoncé une «violation manifeste de la souveraineté» et appelle la communauté internationale à «faire rendre des comptes à l’Inde». Pour sa part, New Delhi justifie son offensive comme une réponse légitime à l’attentat terroriste d’avril, perpétré selon elle depuis le territoire pakistanais. Si les deux États se disent opposés à une escalade nucléaire, les analystes redoutent un engrenage incontrôlable. Au-delà du drame humain, les répercussions économiques pourraient aussi s’étendre : la Malaisie a déjà évoqué des perturbations possibles dans ses importations de riz, dont près de 40 % proviennent d’Inde et du Pakistan.

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